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Pêche : Les spécimens rares capturés en Bretagne

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Pêche : Les spécimens rares capturés en Bretagne

Le tétraodon, poisson solitaire des eaux asiatiques, pêché mercredi 21 août à Penmarc’h, est loin d’être le seul individu maritime étrange, ou extraordinaire, rapporté d’une expédition halieutique par un pêcheur breton. Petit tour de ce qui a été ramené des côtes.

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Les espèces rares en nos eaux. Dans la famille des pêches miraculeuses il y a les poissons et autres mollusques que l’on ne trouve pas d’habitude sur les côtes bretonnes, comme bien sûr le tétraodon qui a tant fait parler de lui. Mercredi 21 août à Kérity, le port de Penmarc’h (29), Pierre-Yves Stéphan pêcheur plaisancier et patron du Baradoz Glaz a remonté au bout de sa canne un poisson qu’il lui était impossible d’identifier. Il a fait le tour des pêcheurs présents mais personne n’a pu lui dire ce qu’était ce drôle d’individu. Une photo à Océanopolis plus tard et le verdict tombe : c’est un tétraodon, poisson solitaire que l’on trouve habituellement dans les eaux asiatiques. Il n’est pas si rare d’en voir en Morbihan ou en Finistère sud et avec la tropicalisation des eaux il a même été observé à l’entrée de la Manche. Le tétraodon a été récupéré par Océanopolis, il est le premier représentant de sa famille à l’aquarium.

Plus tôt cette année, en mars, un poulpe de 5,45 kg a été découvert par Kevin Menguy et Jérémy Hamon à la pointe de Primel à Plougasnou (29). Les deux amis ont eu la surprise, alors qu’ils faisaient de la pêche à pied, de trouver le poulpe au fond d’un rocher. Une demi-heure de bataille plus tard ils l’ont décroché, et de retour chez eux, pesé. Dominique Barthelemy, conservateur en chef du milieu vivant à Océanopolis explique que : « L’octopus vulgaris (poulpe commun) est habituellement très installé en Méditerranée, au Portugal, en Espagne. Il y a 20 ans, il n’y en avait pas sur nos côtes mais depuis quelques années, on en voit dans la Manche et de plus en plus de pêcheurs en pêchent et des restaurateurs en proposent. Nous ne savons pas encore pour quelle raison : est-ce cyclique ou est-ce dû à une élévation de la température de l’eau ? »

Des homards bigarrés. Les homards ne sont pas rares en Bretagne, ce qui l’est plus c’est lorsque ce crustacé décapode est bicolore. Un homard bleu, oui, mais à moitié bleu roi, c’est plus rare ! C’est la surprise qu’ont eu Ronan Le Fur, patron pêcheur, et Danel Gouanvic, son matelot, en septembre 2018 lorsqu’ils ont retrouvé ce homard particulier dans leurs filets. Ils l’ont proposé à différents aquariums, refusant qu’il ne finisse dans une assiette.

Autre crustacé insolite le homard rouge mais vivant ! Habituellement le homard breton prend sa teinte rouge orangée lorsqu’il est cuit mais certains spécimens rarissimes ont déjà cette couleur avant de passer à la casserole. Les Viviers de Roscoff ont proposé à Nicolas Delauney, chef du restaurant Le Bellevue, d’acheter le fameux individu, en juillet 2018, pour le placer aux côtés de ses homards bleus dans son aquarium.

Mastodontes des mers. Les derniers mais certainement pas les moindres : les poissons ou crustacés hors catégorie. Mi-août c’est un thon de 109,9 kg qui est arrivé à la criée de Turballe. Anthony Le Guenec de l’armement Onamission l’a pêché au large du golfe de Gascogne et c’est Stéphane Le Nain, poissonnier quiberonnais qui en a fait l’acquisition.

Enfin, en 2015, Bertrand Rowe, un habitant de Saint-Jacut-de-la-Mer (22), a fait la pêche de sa vie lors de la marée du siècle. Lui qui cherche les ormeaux aux Minquiers (archipel découvert à marée basse à quelques milles au sud de Jersey) s’est trouvé nez à coquille avec une huître indigène de 2,025 kg, 20 centimètres de long, 17 centimètres de large et 10 centimètres d’épaisseur. Le crustacé d’exception rebaptisé «Rowena» par la famille a, lui aussi, pris la direction d’Océanopolis.

Une huître de plus de 2 kg (Photo DR)



Un article de la rédaction du Télégramme