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Pen Duick au chantier du Guip pour sa restauration

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Pen Duick au chantier du Guip pour sa restauration

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Il faut sauver la légende Pen Duick ! Le premier bateau d’Éric Tabarly, n’est plus en état de naviguer et, seul un chantier d’envergure sur sa structure lui permettra de retrouver la mer et toute sa superbe. Cette restauration a commencé au Chantier du Guip à Brest. Le défi est important car le parti pris est de respecter la démarche technique d’Éric Tabarly tout en utilisant les moyens modernes de construction et les matériaux biosourcés actuels.

Il manque 250 000 euros

Le montant de la restauration de Pen Duick est estimé à 650 000 euros. Classé Monument historique, l’État, le département du Morbihan et la région Bretagne soutiennent le projet à hauteur de 400 000 euros. Pour réunir les 250 000 euros manquants, la famille d’Éric Tabarly lance une opération de financement participatif auprès des particuliers et des entreprises en proposant en contrepartie des pièces provenant de Pen Duick.

Le bateau sera exposé sur le village officiel de La Route du Rhum-Destination Guadeloupe à Saint-Malo du 24 octobre au 4 novembre en présence des membres de l’association Pen Duick. Le public pourra également contribuer à la restauration de Pen Duick sur une plateforme de financement participatif.

Un bateau de légende

Pen Duick a été classé au titre des monuments historiques en 2016. Ce magnifique cotre à gréement aurique, né en 1898 sur la planche à dessins de William Fife Junior, l’architecte le plus célèbre de l’époque, est un emblème du patrimoine maritime français et appartient à la mémoire collective.

C’est le tout premier voilier d’Éric Tabarly qui en était le 15ème propriétaire. Hérité de son père en 1952, le cotre a été sauvé plusieurs fois par le skipper qui était un fervent défenseur du patrimoine maritime. La première renaissance de Pen Duick est à elle seule l’illustration du génie de Tabarly : Pour préserver sa forme, il décide de mouler une coque neuve en appliquant des couches successives de tissus de verre et de résine polyester sur l’ancienne coque. Le marin utilise alors une technologie à peine connue et qui fait de Pen Duick le plus grand bateau en polyester de l’époque.

Dans les années 80, alors que les fêtes et rassemblements de bateaux du patrimoine maritime entrent dans une période faste et populaire, Pen Duick, malgré sa coque en composite, en est le plus souvent la vedette. Il y a un attachement très particulier à ce bateau, lié au charisme de son célèbre propriétaire, naturellement, mais aussi à sa silhouette, familière et reconnaissable entre toutes. Depuis la disparition d’Éric Tabarly en 1998, Pen Duick appartient à sa famille : Jacqueline, sa femme et Marie, sa fille.

Un article de la rédaction du Télégramme