Vie Portuaire
Petroplus : François Hollande assure les salariés du soutien de l’Etat

Actualité

Petroplus : François Hollande assure les salariés du soutien de l’Etat

Vie Portuaire

Alors que la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne joue actuellement sa survie, le président de la République est venu samedi, en Normandie, assurer les salariés de la mobilisation du gouvernement sur ce dossier. « Depuis 7 mois, l’Etat accompagne les salariés de Petroplus pour trouver des solutions. Tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu’à partir des choix qui nous sont présentés, nous puissions en dégager un qui donne de la garantie, de la pérennité », a affirmé François Hollande, tout en excluant une nationalisation : « L’Etat ne peut pas être le repreneur », a-t-il dit, en rappelant qu’il fallait un « repreneur industriel sérieux » et que le reprise devait être compatible les engagements européens de la France, « nous ne pouvons pas aider dans n’importe quelle condition une entreprise ». Le président a également voulu mettre  Shell, ancien propriétaire de la raffinerie, « devant sa responsabilité » en ce qui concerne la dépollution dont le site va devoir faire l’objet.

Accompagné de plusieurs ministres, François Hollande a rencontré à Val-de-Reuil l’intersyndicale. Le président de celle-ci, Yvon Scornet, s’est félicité que le chef de l’Etat soit « aux manettes ». Mais il a prévenu : « On ne se bat pas pour avoir de meilleures conditions de licenciement ». L’intersyndicale veut un repreneur pour assurer la pérennité du site.

Employant 470 personnes et faisant vivre de nombreux sous-traitants, la raffinerie normande de Petroplus a déposé le bilan il y a un an et a été placée en liquidation judicaire le 16 octobre dernier. Le tribunal de commerce a, toutefois, laissé jusqu’au 5 février à l’entreprise pour trouver un repreneur, faute de quoi la raffinerie sera définitivement fermée.

Port de Rouen