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Peut être des perspectives pour DCNS en Pologne

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Peut être des perspectives pour DCNS en Pologne

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Le groupe naval français pourrait trouver, en Pologne, de nouveaux débouchés pour ses produits. Le 8 octobre, Hervé Morin, ministre de la Défense, indiquait que ce pays était intéressé par des « discussions industrielles » avec les Français et que cela « avançait ». La Pologne souhaiterait, en effet, renouveler une partie de sa flotte de surface, mais aussi ses sous-marins. Dans ce dernier domaine, la marine polonaise, après le désarmement en 2003 de deux ex-sous-marins soviétiques du type Fox Trot, ne dispose plus que d'un bâtiment « océanique » du type Kilo (72.6 mètres, 3075 tonnes en plongée), transféré par la Russie en 1983. Les quatre sous-marins côtiers polonais (47.4 mètres, 524 tonnes), des anciens bateaux norvégiens mis en service entre 1964 et 1967, doivent aussi être remplacés. Face à ces besoins, DCNS peut proposer son sous-marin océanique Scorpène mais aussi, pourquoi pas, le petit Andrasta, conçu pour les opérations littorales. En Baltique, ce type de bâtiment pourrait avoir un intérêt, bien que la Varsovie souhaite sans doute se doter d'unités capables d'être projetées loin de leurs bases.

Sous-marin du type Andrasta (© : DCNS)
Sous-marin du type Andrasta (© : DCNS)

Dans le domaine de la flotte de surface, la marine polonaise a commandé à TKMS des frégates de type MEKO A-100 (95.2 mètres, 2050 tonnes en charge). Réalisée avec l'aide technique allemande à Gdynia, la tête de série, le Slazak, a été mis sur cale en novembre 2001 et doit entrer en service en 2010. Cinq autres bâtiments du même type étaient prévus mais la série pourrait s'arrêter dès la seconde, notamment pour des questions budgétaires.
L'industrie française souhaite, sans doute, se positionner sur le renouvellement des navires de surface, la Pologne armant encore de vieilles corvettes russes. Sa marine dispose, aussi, de cinq bâtiments de débarquement de chars (type Lublin) mis en service entre 1989 et 1991. A termes, on peut imaginer qu'ils soient remplacés par un ou plusieurs bâtiments de projection.
Pour DCNS, d'éventuel débouchés en Pologne sont d'autant plus intéressants que le potentiel en matière de partenariats industriel semble fort. Le pays dispose d'importants chantiers, comme Gdansk, mais aussi Gdynia et Szczecin, toujours en attente de repreneurs. Pour mémoire, le groupe français a déjà travaillé avec le chantier de Gdansk, qui a réalisé des blocs (assemblés à Brest) destinés aux parties arrières des Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral et Tonnerre.

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