Vie Portuaire
Entretien avec Gilles Lanfranchi, président des pilotes du Havre-Fécamp

Interview

Entretien avec Gilles Lanfranchi, président des pilotes du Havre-Fécamp

Vie Portuaire

Le port du Havre a vécu un début d’année soutenu. Outre le sauvetage du cargo Britannica Hav, le conseil de surveillance du port a voté cet été un budget d’investissement de 500 millions d’euros. Au cœur de l’activité portuaire, les pilotes doivent continuellement s’adapter pour pouvoir accomplir leur mission de service public. Nous avons questionné le président de la station de pilotage du Havre-Fécamp, Gilles Lanfranchi, sur la vie de la station ainsi que son avenir.

MER ET MARINE : Pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre poste et de votre parcours ?

GILLES LANFRANCHI : La station de pilotage du Port du Havre et de Fécamp est dirigée par un président, élu pour un mandant de quatre ans. On peut cumuler jusqu’à deux mandats. Il faut forcément être pilote pour diriger la station et on est élu par ses pairs. J’ai pris mes nouvelles fonctions en 2016, j’en suis donc à mi-mandat. Personnellement, je suis originaire du Havre. Après être sorti de l’ESMM en 1994, j’ai navigué sur des vraquiers de LDA et des ferries de Seafrance. J’ai assez vite senti le besoin de retrouver mes racines au Havre et de me fixer géographiquement. Comme j’étais attiré par la manœuvre, je me suis dirigé vers le métier de plote. Je suis à la station depuis 2001.

Combien de personnes travaillent à la station ?

Actuellement, nous avons 47 pilotes. À cela, il faut ajouter 43 employés dans des domaines très divers. Nous avons des administratifs, des mécaniciens, des chauffeurs et aussi un équipage pour notre hélicoptère.

Au niveau des pilotes, comment gérez-vous le recrutement ?

La formation d’un pilote prend six ans en interne pour qu’il soit totalement opérationnel sur les plus grands navires. Il faut pouvoir aussi bien diriger un géant des mers, que connaître parfaitement bien les dangers et la géographie locale. Le pilote doit avoir un brevet de commandant et une expérience étendue de la marine marchande. Il doit ensuite passer le concours de pilote de la station. Aujourd’hui, on prévoit beaucoup de départs à la retraite d’ici 2025. Or, ce sont

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