Marine Marchande
Piraterie dans le golfe de Guinée : le Joint War Committee étend la zone à risque

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Piraterie dans le golfe de Guinée : le Joint War Committee étend la zone à risque

Marine Marchande

C’est une décision qui devrait avoir un impact sur les assurances dans le golfe de Guinée. Le Joint War Committee (JWC) du Lloyd’s et de l’IUA (International Underwriting Association of London) a amendé, en l’étendant, la zone à risque du golfe de Guinée dans laquelle les armateurs doivent déclarer leur passage. Elle s’étend désormais de la frontière entre le Togo et le Ghana au Cap Lopez (Port Gentil, Gabon). Les coordonnées précises sont à l’Ouest, par 6° 06' 45" N, 1°12′E, en haute mer à 0° 40' S, 3° 00' E et au sud, à 0° 40' S, 8° 42' E.

Avant d’entrer dans la zone, les armateurs doivent obtenir la permission de leur souscripteur. Les assureurs peuvent modifier les conditions de couverture avant que le navire pénètre dans la zone, en réclamant une prime supplémentaire ou en refusant de couvrir.

Cette décision intervient alors que les enlèvements se multiplient dans le golfe de Guinée et se produisent de plus en plus loin de l’épicentre du phénomène, dans le delta du Niger, au Nigeria. Ainsi, une approche suspecte a eu lieu à 74 milles de Takoradi (Ghana), quand une embarcation rapide avec 8 personnes à bord, s’est approchée mardi d’un chimiquier de 183 mètres, en route entre Lomé (Togo) et Abidjan (Côte d’Ivoire). De plus, trois marins russes, enlevés à Luba (Guinée équatoriale) en mai dernier, auraient été menacés de morts si aucune rançon n’est payée, selon un article relayé par Dryad Global, agence spécialisée dans la sécurité maritime, qui précise encore qu’une tentative de transfert d’une rançon cet été a échoué.

- Lire notre article sur l'évolution de la piraterie dans le golfe de Guinée.

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