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Piraterie : Des captures, des libérations et des morts suspectes

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Piraterie : Des captures, des libérations et des morts suspectes

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L'actualité concernant la piraterie en océan Indien reste très riche. Vendredi, l'état-major de l'EU-NAVFOR (opération Atalante), a annoncé que le chimiquier britannique Saint James Park avait été libéré. Détourné en décembre, le navire et ses 26 membres d'équipage étaient retenus près de la ville somalienne de Garacad. Ils ont été relâchés suite au versement d'une rançon et ont mis le cap vendredi sur Oman.
Mercredi dernier, on apprenait en revanche la capture de l'Eleni P, un vraquier libérien appartenant à un armateur grec. Intercepté par des pirates dans le golfe d'Aden, à 250 nautiques d'Oman, le bateau, qui compte 23 membres d'équipage, était parti d'Ukraine et faisait route vers la Chine.
La veille, le chimiquier bulgare Panega et ses 15 marins avaient eux aussi été surpris dans le golfe d'Aden. Arrivant de la mer Rouge, le navire faisait route vers l'Inde lorsqu'il a été abordé par des pirates, à une centaine de nautiques à l'Est d'Aden.
Le 12 mai toujours, le Talca, un vraquier immatriculé aux Bermudes et capturé fin mars, était relâché avec ses 23 membres d'équipage contre le paiement d'une rançon.
Enfin, l'actualité de la semaine passée a été marquée par l'information selon laquelle les pirates somaliens interceptés dans la nuit du 6 au 7 mai puis relâchés par la marine russe seraient tous morts. Ces hommes avaient, suite à un abordage le 5 mai, pris le contrôle du pétrolier russe Moscow University. Le Kremlin avait ordonné l'assaut, mené à partir du destroyer Marshal Shaposhnikov (type Udaloy). Durant l'opération, un pirate aurait été tué, selon les autorités russes. Dix autres, capturés, auraient été relâchés à 300 nautiques des côtes sur l'esquif qui leur avait servi pour aborder le pétrolier. Selon des sources provenant du ministère russe de la Défense, ces pirates ne seraient pas parvenus à rejoindre la terre et seraient morts en mer. Mais certains experts, cités par les media russe, évoquent la possibilité que tous les pirates aient été abattus lors de la reprise en main du Moscow University. La libération d'éventuels prisonniers sur un petit bateau aurait alors servi à maquer le lourd bilan de l'assaut.

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