Marine Marchande
Piraterie : Deux cargos attaqués. La France fait des propositions

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Piraterie : Deux cargos attaqués. La France fait des propositions

Marine Marchande

Malgré les propos très menaçants de Nicolas Sarkozy et l'assaut donné la semaine dernière sur le voilier français Carré d'As, les pirates restent très actifs au large de la Somalie. Après avoir surpris et abordé, jeudi, un navire chinois avec 24 marins à bord, ils se sont emparés, le lendemain, du cargo grec Centauri, armé par un équipage de 25 hommes. En tout, selon le Bureau maritime international, pas moins de 55 navires ont été attaqués dans cette zone depuis le début de l'année.
Suite au détournement du Ponant, en avril, puis celle du Carré d'As et l'attaque, il y a moins de 10 jours, d'un thonier français opérant entre les Seychelles et la Somalie, la France a décidé d'agir. En appelant aux autres pays européens, Paris propose le déploiement, à partir de décembre, d'une force aéronavale chargée de lutter contre la piraterie. Vendredi, à New York, la France a également fait circuler un projet de résolution devant le conseil de sécurité de l'ONU. Le texte appelle tous les Etats intéressés par la sécurité des activités maritimes à engager des moyens navals et aériens pour lutter contre la piraterie au large de la corne d'Afrique. En juin dernier, sur proposition des Etats-Unis et de la France, les Nations Unies avaient déjà autorisé les navires militaires à pouvoir entrer dans les eaux territoriales somaliennes pour pourchasser les pirates (avec l'accord des autorités somaliennes).

Réunion et propositions au ministère de la Pêche

Par ailleurs, une réunion s'est tenue vendredi au ministère de l'Agriculture et de la Pêche, suite à l'attaque du Drennec. Depuis la tentative d'abordage du thonier, qui a essuyé plusieurs tirs de roquettes en s'échappant, les pêcheurs réclamaient la protection de la Marine nationale. Suite à la réunion, qui s'est déroulée en présence des administrations compétentes, des armateurs et des représentants syndicaux, plusieurs propositions ont été rendues publiques par le ministère. La première porte sur « le transfert des positions satellite aux différentes administrations concernées », alors que la seconde propose la « communication préalable aux moyens de surveillance des zones de pêche envisagées par les pêcheurs ». Le ministère souhaite également « travailler avec les pays riverains sur la mise en place d'une surveillance satellitaire telle qu'existant déjà dans la zone des TAAF (Terres australes et arctiques Françaises) » et « se rapprocher de l'Union européenne pour réactiver l'accord de pêche avec l'Ile Maurice et permettre ainsi aux navires de pêcher dans des zones plus sures ».

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