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Piraterie : Le Quai d'Orsay tente de dissuader des plaisanciers de quitter Djibouti

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Piraterie : Le Quai d'Orsay tente de dissuader des plaisanciers de quitter Djibouti

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C'est à bord d'un ketch immatriculé à Bordeaux, long de 10 mètres et capable de filer 6 noeuds seulement, qu'un couple de Français souhaite partir de Djibouti pour rallier les Maldives puis les Seychelles. Alors que les attaques de pirates se sont démultipliées ces dernières semaines dans cette zone, un tel voyage tient de l' « inconscience » estiment les autorités françaises. Au ministère de la Défense, on s'inquiète vivement de cette initiative, tant le voilier français constitue une proie facile pour les pirates somaliens. L'affaire est d'autant plus sensible qu'en cas de prise d'otage, la France sera de nouveau en première ligne pour sauver ses ressortissants. Or, ces opérations, très couteuses, sont également particulièrement risquées, comme en témoigne le décès d'un des passagers du Tanit, il y a un an, lors de l'assaut lancé par les forces spéciales françaises.
Depuis que le ketch français est arrivé à Djibouti, le Quai d'Orsay fait tout pour dissuader ses occupants de se lancer dans une aventure aussi risquée. L'ambassade de France est intervenue à plusieurs reprises pour convaincre les passagers du voilier de renoncer. L'embarquement de leur bateau sur un cargo a, notamment, été proposée, mais les plaisanciers ont jugé cette alternative trop onéreuse. Au final, si l'un des trois membres d'équipage a décidé de rentrer en France, le couple demeure convaincu qu'il peut réussir cette périlleuse traversée grâce à quelques subterfuges.

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