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Piraterie : L'opération de protection des thoniers français prolongée

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Piraterie : L'opération de protection des thoniers français prolongée

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Initiée en juillet dernier, la mise en place par la Marine nationale d'équipes de protection embarquée (EPE) sur les thoniers français travaillant au nord de l'océan Indien est prolongée. Arrivant à échéance fin octobre, l'opération, qui fait l'objet d'un protocole signé avec les armements du syndicat ORTHONGEL (Organisation des producteurs de thon congelé), se poursuivra jusqu'en décembre et, sans nul doute, au-delà. C'est en tous cas ce qu'a indiqué Hervé Morin, lors d'un déplacement aux Seychelles. Le ministre de la Défense en a profité pour indiquer que les militaires français seraient dorénavant chargés de fournir des preuves, en cas d'attaque de navires. Après l'assaut lancé le 9 octobre contre deux thoniers français et repoussé par les EPE, les 11 pirates interceptés par les garde-côtes seychellois ont, en effet, été relâchés, faute de preuve.
Depuis cet été, la Marine nationale assure la protection d'une dizaine de thoniers français, dont les zones de pêche se situent entre les Seychelles et la Somalie. Cette opération mobilise une soixantaine de militaires. Ces hommes sont des fusiliers marins. Certains ont une compétence de commandos mais ils n'appartiennent pas aux forces spéciales, dont les missions ne comprennent pas la protection des bateaux.
Depuis le début du mois d'octobre, les EPE ont repoussé des attaques de pirates contre quatre thoniers français : Le Drennec, le Glénan, le Via Mistral et le Via Avenir.

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