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Piriou va livrer le Yersin

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Piriou va livrer le Yersin

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Conformément au planning, le chantier Piriou de Concarneau devrait livrer ce week-end le Yersin, 36 mois après avoir enregistré sa commande. Le navire quittera le Finistère la semaine prochaine afin de rejoindre dans un premier temps Malte, où il sera immatriculé, pour les dernières validations administratives de l’Etat du pavillon. Il ralliera ensuite Monaco, où son baptême est prévu fin juin.

Le Yersin a représenté un véritable challenge technique et industriel pour le constructeur breton, qui n’avait jamais réalisé d’unité de ce type. C’est à la fois un yacht et une plateforme scientifique. Appelé « navire de voyage » par son armateur, François Fiat, il pourra naviguer sur toutes les mers du globe, y compris les régions polaires, mais aussi les grands fleuves et les lacs.

Long de 76.6 mètres pour une largeur de 13 mètres et un tirant d’eau de 4.5 mètres, le Yersin, doté d’une coque en acier et de superstructures en aluminium, présente un déplacement lège de 1800 tonnes. Equipé de six groupes électrogènes alimentant deux propulseurs azimutaux de 1500 kW et un pump jet de 600 kW, il est conçu pour une vitesse de croisière de 12 nœuds et une allure maximale de 16 nœuds. Son autonomie, très importante, sera de 12.000 milles à 11 nœuds. 

 

Le Yersin lors de sa mise à l'eau en janvier (© : DR)

Le Yersin lors de sa mise à l'eau en janvier (© : DR)

 

Le Yersin est conçu pour offrir un haut degré de fiabilité, essentiel à son exploitation. Il sera en effet amené à réaliser des navigations transocéaniques, lointaines et prolongées, dans des conditions de températures extrêmes (- 20 °C, + 50 °C). Afin de pouvoir évoluer dans les zones polaires, la coque est renforcée sur toute sa longueur (ICE 1C). Classé « Cleanship » pour répondre à la volonté de son armateur de disposer d’un navire propre, à même de fréquenter des zones protégées, le Yersin dispose notamment de filtres à particules sur les échappements, d’une carène traitée avec un revêtement antiadhésif au silicone (évitant ainsi tous rejets chimiques nocifs), un dispositif de broyage, stérilisation et stockage des déchets durant une période de 50 jours pour 40 personnes, une centrale de traitement biologique membranaire des eaux grises et noires (zéro rejet durant 10 jours), ou encore des ponts extérieurs recouverts de résine en remplacement du Teck.

Pour les missions scientifiques, le Yersin compte deux laboratoires, une salle polyvalente, une média-room, une salle de cinéma, une infirmerie, un local plongée, ainsi qu’une plateforme de stockage de conteneurs. Le navire mettra en œuvre différents moyens, dont des annexes de grande taille (jusqu’à 11 mètres). Des partenariats seront noués avec des organismes, notamment des instituts océanographiques, qui pourront mener à bord des campagnes d’observation et de recherche.

Le nom du navire a été choisi par François Fiat pour rendre hommage à Alexandre Yersin (1863 – 1943), médecin, bactériologiste et explorateur franco-suisse à qui l’on doit notamment la découverte du bacille de la peste et l’élaboration du premier sérum destiné à guérir cette maladie.

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