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Plan de relance: l’industrie navale veut en profiter
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Plan de relance: l’industrie navale veut en profiter

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Après des plans sectoriels lancés en urgence avant l’été pour venir immédiatement en aide aux secteurs les plus touchés par la crise du coronavirus, comme l’aéronautique, l’automobile et le tourisme, le gouvernement français dévoilera la semaine prochaine un plan global de relance de l’économie nationale. Une enveloppe supplémentaire d’environ 100 milliards d’euros est prévue. Parmi les filières qui comptent bien bénéficier de ce coup de pouce, il y a l’industrie navale, en particulier les chantiers et équipementiers travaillant sur le segment des bateaux militaires et de sécurité.

De Naval Group aux Chantiers de l’Atlantique, en passant par Piriou, CMN, Ocea, Socarenam, Couach et des dizaines de constructeurs plus petits, le secteur représente plus de 46.000 emplois directs sur tout le territoire, pour un chiffre d’affaires cumulé dépassant 11 milliards d’euros. Cela, sans compter les industries nautiques (42.000 emplois, près de 5 milliards de CA), l’offshore pétrolier et gazier (plus de 25.000 emplois pour 15 milliards de CA) et le secteur en plein essor des énergies marines (2600 emplois, 600 millions de CA pour le moment).

Pendant le printemps et cet été, les entreprises du naval ont travaillé comme d’autres filières françaises pour fournir au gouvernement des projets et besoins pouvant être intégrés au plan de relance de l’économie. Un plan pour lequel l’exécutif a notamment fixé comme grands axes l’écologie et le verdissement de l'économie, ainsi que la souveraineté et l’indépendance via en particulier la relocalisation industrielle. Ce travail a été piloté par le Groupement des Industries et activités de Construction Navale (GICAN). Selon les informations recueillies par Mer et Marine, 50 actions ont été proposées par la filière des industriels de la mer autour de quatre idées structurantes :

La relance par la commande publique : confirmer et accélérer des projets en cours ou à l’étude, mettre en place des mesures de soutien à la commande privée et à l’export de type crédit acheteur et crédit vendeur, conditionner les aides au transport maritime et soutenir les armateurs à travers le « tax lease » et des mesures fiscales, conditionner le soutien de l’Etat et des commandes publiques à une augmentation significative de la valeur produite en France et en Europe…

La relance par l’offre grâce à un renforcement du soutien à l’export mais aussi l’innovation : accentuer les programmes de recherche et de développement maritimes, notamment sur le plan environnemental, accélérer la mise en place des financements de R&D mais aussi de démonstrateurs technologiques permettant de valider les innovations et de faciliter leur industrialisation, aider à la digitalisation de la filière jusqu’aux PME.

Relancer la politique industrielle française dans le domaine