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Plastic Odyssey acquiert un ancien navire océanographique

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Plastic Odyssey acquiert un ancien navire océanographique

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La vente a été officialisée jeudi. Plastic Odyssey devient armateur en acquérant le Victor Hensen, un ancien navire de recherche océanographique. Le bateau de 39 mètres de long pour 9.4 de large a été convoyé de Hanstholm (Danemark) à Boulogne-sur-Mer où il est arrivé mercredi. Il y restera en chantier jusqu’au printemps prochain. Après un passage en juin par la Conférence de l’ONU sur la Préservation des Océans à Lisbonne, puis au Congrès Mondial de la Nature à Marseille, un voyage autour du monde est prévu à partir de l’automne 2020 pour le navire qui doit être rebaptisé Plastic Odyssey. Cette aventure débutera par la Méditerranée. Un équipage d’une vingtaine de personnes (marins, ingénieurs, anthropologues, bénévoles, réalisateurs et photographes) doit embarquer.

 

 

Arrivée à Boulogne (© PLASTIC ODYSSEY)

Arrivée à Boulogne (© PLASTIC ODYSSEY)

Arrivée à Boulogne (© PLASTIC ODYSSEY)

Arrivée à Boulogne (© PLASTIC ODYSSEY)

 

Débuté il y a trois ans, à l’initiative d’une équipe d’ingénieurs et d’officiers de la marine marchande, le projet vise à promouvoir des technologies low-tech et open-source pour enrayer le déversement de déchets plastiques dans l’océan. L’équipe de Plastic Odyssey était à la recherche d'un navire depuis plusieurs mois pour réaliser un tour du monde par les continents les plus touchés (Afrique, Amérique latine et Asie) dans le but d’implanter des petites unités de recyclage dans des zones particulièrement touchées par ce type de pollution. Le navire doit faire office de « laboratoire itinérant de tri, de recyclage des déchets plastiques et de création d’énergie grâce à la technique de la pyrolyse », rappelle Plastic Odyssey qui souhaite démontrer que « les déchets plastiques doivent être collectés pas seulement parce qu’ils polluent, mais aussi parce qu’ils ont une véritable valeur ».

Construit en 1975, le Victor Hensen doit maintenant être transformé pour embarquer les machines nécessaires à la réalisation du projet : « La partie arrière du navire logera un atelier de recyclage. Des machines y seront embarquées pour être testées, confrontées aux problématiques locales et améliorées tout au long du trajet. Cet espace servira de démonstrateur : une usine de valorisation embarquée à l’image de celles qui pourront être installées à terre. L’objectif est d’inspirer les réseaux professionnels des pays visités pour faire naître des centres de valorisation durant les escales ». Quant à la partie avant du navire, elle sera dédiée à la réduction des déchets produits : « les cabines de l’équipage seront des exemples pour les chambres d’hôtels de demain et la cuisine une source d’inspiration pour les restaurants », promet Plastic Odyssey.

 

L'équipe de Plastic Odyssey sur son premier navire (© PLASTIC ODYSSEY)

L'équipe de Plastic Odyssey sur son premier navire (© PLASTIC ODYSSEY)