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Plastrons de la marine : Mise au point sur le marché remporté par V. Navy

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Plastrons de la marine : Mise au point sur le marché remporté par V. Navy

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L'annonce, la semaine dernière, du marché remporté par V.Navy, filiale française de V.Ships, pour fournir des prestations liées à l'entrainement des unités de la Marine nationale a provoqué un certain nombre de remous, notamment à la pointe Bretagne. Toutefois, maintenant que les éléments de ce contrat sont connus, le soufflé retombe. Explications...
A l'annonce du contrat, notifié suite à un appel d'offres dont nous nous étions fait l'écho en juin 2010, des responsables syndicaux sont montés au créneau, un certain manque d'explications ayant sans doute, dans un premier temps, attisé les craintes. Bien qu'armés par des équipages exclusivement français, le fait que deux navires mis à disposition de la marine, les VN Partisan (ex-Vos Prince) et VN Rebel (ex-Zefiro) battent pavillon britannique et italien a été mal vécu. Dans certains journaux, relayant le mécontentement syndical, l'amalgame a probablement été fait avec les navires affrétés par la marine à des compagnies civiles, comme les remorqueurs de BOURBON, armés sous pavillon national par des équipages civils. La différence est pourtant de taille. Dans le cas des navires de BOURBON, il s'agit d'un affrètement sur plusieurs années de bateaux dédiés à l'Action de l'Etat en Mer (assistance, sauvetage, surveillance, lutte contre la pollution...). Ils sont disponibles 24 heures/24 et 7 jours sur 7 pour ces missions, qui relèvent bien du domaine régalien et impliquent leur immatriculation en France. Le cas des VN Partisan et VN Rebel est tout autre.

Le Vos Prince, futur VN Partisan (© : DROITS RESERVES)
Le Vos Prince, futur VN Partisan (© : DROITS RESERVES)

Un contrat de service et non un affrètement

D'abord, ils ne sont pas dévolus à l'AEM et ne remplacent pas des moyens navals existants. Leur utilisation permet simplement à la marine, dans le cadre de la réduction du format de la flotte, d'économiser du potentiel sur ses bâtiments et de maintenir « à moindre coût et au meilleur niveau » l'entrainement des forces pour des exercices qui ne requièrent pas la mobilisation d'unités de combat, telles des frégates. Ensuite, il ne s'agit pas d'un « affrètement

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