Défense
Plongée dans le monde de la guerre des mines

Reportage

Plongée dans le monde de la guerre des mines

Défense

Brest, bâtiment de la force d’action navale. De la fenêtre du capitaine de vaisseau Frédéric Benon, on aperçoit une partie des bâtiments de la flotte dédiée à la guerre des mines. Chasseurs de mines tripartites, bâtiments remorqueurs de sonars, bâtiment de soutien de plongée, bâtiment d’expérimentation de guerre des mines… « Nous avons beaucoup de moyens ici à Brest. Au sein de la force d’action navale, la force organique de  guerre des mines a une organisation bien spécifique, très centralisée. Ici, je commande un état-major de 20 personnes en charge de la conduite des opérations de guerre des mines. Dans le bâtiment à côté, il y a l’antenne délocalisée de l’état-major et l’école de formation. Tout se décide ici. »

 

Le capitaine de vaisseau Frédéric Benon

Le capitaine de vaisseau Frédéric Benon (©  MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Une présence brestoise qui s’explique par la présence de la base de l’Ile-Longue, de l’autre côté de la rade. « Notre première mission, c’est la protection et particulièrement celle des sous-marins nucléaires lanceurs d’engin contre le risque des mines. » Inlassablement, les huit chasseurs de mines tripartites (CMT) brestois (- trois CMT sont également déployés à Toulon, notamment pour la protection du porte-avions Charles de Gaulle -) « ratissent » les fonds de la rade de Brest à la recherche d’un écho suspect. Les bâtiments remorqueurs de sonars font régulièrement un état des lieux pour dresser une cartographie mise à jour en permanence. Et, quand il y a des endroits où les navires ne peuvent se rendre, ce sont les hommes du Groupement des Plongeurs Démineurs (GPD) qui plongent. « La rade de Brest est un terrain extrêmement exigeant, il y a des cailloux partout, les ma

Marine nationale | Toute l’actualité de la marine française