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1081 marins du groupe aéronaval positifs au Covid-19

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1081 marins du groupe aéronaval positifs au Covid-19

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Ce vendredi 17 avril, au cours d’une audition devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, Florence Parly a annoncé qu’à ce jour, sur 2010 tests réalisés sur les équipages du groupe aéronaval emmené par le porte-avions Charles de Gaulle, 1081 marins ont été testés positifs au Covid-19. Selon la ministre des Armées, 545 présentent à ce stade des symptômes du coronavirus et 24 malades sont hospitalisés à l’Hôpital Sainte-Anne de Toulon, dont un en réanimation. Ce dernier fait partie des trois marins qui ont été évacués le 9 avril par voie aérienne alors que le Charles de Gaulle se trouvait au large du Portugal. Les militaires non hospitalisés sont confinés dans des logements de la base navale de Toulon, du Pôle Ecole Méditerranée (PEM) de Saint-Mandrier, des bases d'aéronautique navale de Hyères, Landivisiau et Lann-Bihoué, ainsi qu'au Centre d'Instruction Naval (CIN) de Brest pour une soixantaine de membres d'équipage du bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme (aucun cas testé positif à ce stade selon l'Armée pour ce bâtiment). A l'issue d'une enquête épidémiologique menée à bord, la centaine d'autres membres d'équipage de la Somme, ainsi que tous les marins de la frégate La Motte-Picquet, ont été autorisés à passer leur quatorzaine à domicile. 

L’essentiel des cas de Covid-19 concerne des marins qui étaient embarqués sur le porte-avions, à bord duquel il y avait pour la seconde phase de la mission en Atlantique et mer du Nord 1760 membres d’équipage et personnels des flottilles embarquées d’avions et d’hélicoptères. En plus du Charles de Gaulle, Mer et Marine a appris que 19 cas positifs avaient été découverts sur la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, 8 autres parmi les pilotes des Rafale Marine rentrés à Landivisiau et enfin 7 sur les équpages des Hawkeye revenus à Lann-Bihoué. 

Florence Parly a rappelé qu’une enquête épidémiologique était en cours pour savoir comment le virus est arrivé et s’est développé à bord du porte-avions. Une enquête de commandement a par ailleurs été initiée pour évaluer les décisions prises, en particulier s’agissant de de l’escale brestoise du 13 au 16 mars, au cours de laquelle les équipages avaient été autorisés à voir leurs proches à terre. Un week-end brestois où une cinquantaine de personnels avait également embarqué sur le Charles de Gaulle. La ministre, qui a affirmé que l’information selon laquelle le commandant du Charles de Gaulle avait demandé l’interruption de la mission à Brest est fausse, a dit espérer disposer sous deux semaines sinon des conclusions définitives des deux enquêtes, du moins un point d’étape. Elle s’est également engagée devant les députés à ce que ces investigations soient rendues publiques.

Les opérations de décontamination sont en cours pour les aéronefs et bâtiments, en particulier sur le Charles de Gaulle, où 30% du chantier est réalisé à ce jour selon Florence Parly. 

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