Marine Marchande
Plus de 200 départs volontaires chez SeaFrance

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Plus de 200 départs volontaires chez SeaFrance

Marine Marchande

Suite à l'accord signé début janvier entre la direction et les syndicats de SeaFrance, le plan de redressement de la compagnie se met en oeuvre. En tout, 482 postes doivent être supprimés, sur un effectif total de 1580 salariés. Pour l'heure, 239 départs volontaires ont été validés. Ils concernent des départs en retraite, des congés de transition d'activité sénior (CTAS), ou encore quelques créations d'entreprises. La clôture pour le dépôt de dossiers de départs volontaires tombait le 16 mars mais la compagnie pourrait continuer d'accepter après cette date d'éventuels candidats. Par ailleurs, elle devrait refuser certains départs dans des métiers où les effectifs ne sont pas très abondants, comme les officiers ou les personnels de la direction des opérations portuaires (DOP). Avec la réduction de la flotte et du nombre de traversées, les agents du service général (ADSG) sont la catégorie où le sureffectif est le plus important. Comptant 900 postes, ce service sera réduit à moins de 500.

Très peu de reclassements à la SNCF

Pour éviter les licenciements, la SNCF, maison-mère de SeaFrance, a proposé de reclasser 413 salariés dans le groupe. Mais, plus de trois mois après la signature de l'accord, les résultats sont pour le moment décevants de ce point de vue. Seulement 14 volontaires ont passé les tests d'embauche à la SNCF, 8 étant recalés (culture générale, français, maths, ou échec aux tests avec le chargé de recrutement). Ils ne sont que 6 candidats à avoir pour le moment réussi les tests, sans avoir encore franchi le cap de l'entretien final et de la visite médicale. Seize autres dossiers sont en cours de traitement, les candidats étant prochainement convoqués pour passer les tests. « On espère qu'il y aura plus de reclassements que ce qu'il y a actuellement. Le problème, c'est que dans la région, il n'a pas beaucoup d'emplois disponibles. De plus, il y a un problème de formation. Les personnels ADSG ont des métiers d'origine qui sont très éloignés de ceux de la SNCF », estime un responsable syndical.
Il restera donc à voir comment la compagnie et sa maison-mère vont gérer le manque de candidats au reclassement et, s'il se confirme, le fort taux d'échec aux tests.

My Ferry Link (ex-SeaFrance)