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Plus de 400 NH90 désormais en service

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Plus de 400 NH90 désormais en service

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A la fin de l’été 2020, 426 hélicoptères NH90 (connus en France sous le nom de Caïman) étaient en service dans 13 pays, sur un total de 566 ayant été commandés par 14 clients depuis le lancement du programme au consortium NH Industries, regroupant Airbus Helicopters, AugustaWestland et Fokker. Il existe une version terrestre (Tactical Transport Helicopter – TTH) et une version navale (Nato Frigate Helicopter – NFH).

Opérationnel dans son standard final depuis la fin 2015, le NH90 NFH  a été commandée à 141 exemplaires (99 livrés à l’été 2020). Il équipe aujourd’hui les marines belge, française, italienne, néerlandaise et norvégienne.  L’Allemagne a commandé 18 appareils dans une version spécifique, le Sea Lion, qui a été qualifié en 2019. Le Qatar a également passé commande en 2018 de 28 NH90, dont 12 en version NFH, alors que l’Espagne a annoncé la même année son intention de se doter de cet hélicoptère pour sa marine. Pour NH Industries, la production s’étend désormais jusqu’en 2025.

Les premiers déploiements effectués à travers le monde, s’ajoutant à l’expérience acquise lors de multiples exercices, confirme le bond capacitaire que représente le NH90 par rapport à ses prédécesseurs, en particulier dans sa version navale, même si celle-ci est toujours sujette à des soucis de maintenance obérant la disponibilité des appareils.

Plus grand, plus endurant et doté d’équipements bien plus performants que ses aînés (radar panoramique, boule optronique, sonar trempé FLASH, bouées acoustiques avec système de traitement du signal…), le NH90 est considéré par beaucoup comme le meilleur hélicoptère de lutte anti-sous-marine du monde. Capable d’emporter deux torpilles, comme la MU90, et des missiles antinavire légers (Marte Mk2/S en Italie), ainsi qu’une mitrailleuse en sabord, cet hélicoptère est un véritable aéronef de patrouille maritime. Il dispose aussi de puissants moyens de guerre électronique et un système d’autodéfense comprenant notamment des leurres.

 

Caïman Marine tirant une torpille d'exercice MU90 (© MARINE NATIONALE)

Caïman Marine tirant une torpille d'exercice MU90 (© MARINE NATIONALE)

Caïman Marine déployant un sonar trempé FLASH (© MARINE NATIONALE)

Caïman Marine déployant un sonar trempé FLASH (© MARINE NATIONALE)

Cockpit d'un Caïman Marine (© MARINE NATIONALE - TERENCE WALLET)

Cockpit d'un Caïman Marine (© MARINE NATIONALE - TERENCE WALLET)

Console de l'opérateur tactique (© MARINE NATIONALE)

Console de l'opérateur tactique (© MARINE NATIONALE)

 

Spécialement conçu pour embarquer sur frégates, le NH90 NFH dispose d’un train renforcé, d’un harpon pour les appontages et d’un système automatique pour replier les pales et la poutre de queue, afin d’être logé dans un hangar. La version TTH, dotée d’une rampe à l’arrière pour faciliter le chargement de matériel, peut quant à elle être mise en œuvre sur des bâtiments de projection dans le cadre d’opérations aéromobiles.

 

Caïman Marine sur une FREMM (© MARINE NATIONALE - TERENCE WALLET)

Caïman Marine sur une FREMM (© MARINE NATIONALE - TERENCE WALLET)

 

 

La grande force du NH90 réside aussi dans sa polyvalence. Grâce à l’usage de kits pouvant être installés rapidement, l’appareil est reconfigurable, passant par exemple d’une version de combat à un hélicoptère de transport opérationnel, de soutien logistique ou de secours en mer.  En 2018, de nouvelles capacités ont été testées, comme une modification du sling pour pouvoir transporter sous élingue 4 tonnes de fret ou une grappe de commandos. Un nouveau système d’aéro-cordage pour l’extraction de forces spéciales permet de pouvoir extraire six hommes équipés, soit une masse totale de 600 kilos, à une vitesse de 60 nœuds.

 

Caïman Terre (NH90 TTH) sur le pont d'un porte-hélicoptères amphibie (PHA) du type Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

Caïman Terre (NH90 TTH) sur le pont d'un porte-hélicoptères amphibie (PHA) du type Mistral (© FRANCIS JACQUOT)

 

Le 9 octobre, le ministère français des Armées a également annoncé le lancement du développement d’une version « forces spéciales » du NH90. Dix des 74 appareils commandés pour l’armée de Terre vont être transformés dans cette configuration, pour des livraisons en 2025 et 2026. Selon la DGA, les principales améliorations du NH90 FS seront l’intégration d’un nouveau système optronique (une boule Euroflir 410 de nouvelle génération de Safran), la possibilité d’utiliser l’issue arrière du TTH pour les  opérations d’aérocordage avec autoprotection par les portes latérales ; ou encore diverses optimisations de la soute pour permettre entre autres d’utiliser l’issue arrière en vol ou d’afficher la vidéo du système optronique au profit des personnels en soute. Des dispositions sont également prises pour l’ajout ultérieur de nouveaux systèmes, notamment en matière de détection et de présentation de la situation tactique.

 

Caïman Marine sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE )

Caïman Marine sur le Charles de Gaulle (© MARINE NATIONALE )

 

Quant à la marine française, qui a commandé un total de 27 NH90 NFH, à ce jour, 24 Caïman Marine ont été livrés à l'aéronautique navale française. Les trois dernières machines doivent être livrées d’ici l’année prochaine. Ces appareils sont mis en oeuvre par les flottilles 31F (Hyères) et 33F (Lanvéoc). Ils embarquent notamment sur les frégates multi-missions (FREMM) et le porte-avions Charles de Gaulle. Ils remplacent les Super Frelon, retirés du service en 2010, et les Lynx, qui ont pris leur retraite cet été

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

(© MARINE NATIONALE - AXEL MANZANO)

(© MARINE NATIONALE - AXEL MANZANO)

(© MARINE NATIONALE - ALEXANDRA ALIAS)

(© MARINE NATIONALE - ALEXANDRA ALIAS)

Caïman Marine (© MARINE NATIONALE )

Caïman Marine (© MARINE NATIONALE )

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