Défense
A plus de 50 nœuds à bord d’un ZH-955

Reportage

A plus de 50 nœuds à bord d’un ZH-955

Défense

Lors d’une sortie au large de Rosas avec les équipes de Zodiac Milpro, nous avons eu l’opportunité de mesurer les remarquables qualités nautiques de la carène MACH II. En ce mois de juillet très ensoleillé, la côte espagnole vit au rythme du tourisme estival. Dans le grand port de plaisance, entre voiliers et vedettes, un appontement accueille de puissants Zodiac, dont un imposant semi-rigide noir. C’est un ZH-955, celui qui a servi de base au développement des ECUME françaises et des nouvelles embarcations des commandos marine italiens.   

Dès l’appareillage, on apprécie la robustesse et la puissance de l’engin, qui dispose de trois moteurs hors-bords de 300 cv chacun. De quoi permettre au bateau de plus de 2.5 tonnes, conçu pour être transportable dans un conteneur de 40 pieds, de filer à près de 60 nœuds !

 

ZH 955 à Rosas (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

ZH 955 à Rosas (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Aux commandes, Gaël, un ancien des forces spéciales françaises, aujourd’hui formateur chez Zodiac Milpro. « C’est un bateau très rapide, conçu pour naviguer à 35/40 nœuds dans des mers formées et qui donne la sensation d’évoluer sur un bateau léger », explique-t-il. L’œil attentif aux nombreux bateaux qui se croisent devant Rosas, le pilote emmène son semi-rigide un peu au large, là où il va pouvoir le lâcher en toute sécurité. La montée en puissance est très rapide et l’embarcation incroyablement réactive. Poussé par ses 900 cv, le ZH 955 monte progressivement en allure. Vers 17/18 nœuds, il commence à déjauger, la coque plane, seul l’arrière repose sur l’eau. Dès lors, on monte très vite à 45 nœuds. A bord, le confort est remarquable. Il n’y a certes que peu de clapot ce jour-là mais il faut négocier  les vagues générées par les nombreux bateaux croisés, dont les gros chalutiers des pêcheurs espagnols et de riches touristes qui mettent à l’épreuve leurs yachts ou vedettes rapides.

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les sièges à suspension amortissent parfaitement les mouvements et on sent l’embarcation glisser sur l’eau, pour ne pas dire survoler la mer, comme aérienne. « Le MACH II est une carène en V sur laquelle il y a deux redans. Ceux-ci permettent de récupérer l’air sur les côtés et de l’envoyer au centre pour créer un matelas et, ainsi, éviter le contact et la résistance de l’eau. On y gagne en vitesse, en carburant et en capacité d’emport de charge », explique Gaël. Le semi-rigide reste pour autant remarquablement stable et contrôlable, en particulier lorsqu’il change de cap, moment où il adhère littéralement à la mer comme les roues d’une voiture de course à la piste d’un circuit. « Dès que l’on vire, les redans créent un rail qui donne au bateau une accroche dans les virages ». Grâce au design MACH II, le semi-rigide va donc gagner en vitesse, en autonomie et en comportement dans les virages, sans perdre les avantages de la carène en V en termes de sécurité et de tenue à la mer.

Une fois dépassés les 50 nœuds, il est évidemment conseillé de s’accrocher mais, même à cette vitesse extrêmement élevée, le pilote conserve un contrôle très précis de l’engin.

- Voir notre reportage sur l'usine de Zodiac Milpro à Rosas

 

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

(© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

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