Défense
Pods : L'option Inovelis incertaine pour le 3ème BPC

Actualité

Pods : L'option Inovelis incertaine pour le 3ème BPC

Défense

Poussée par les industriels, l'adoption de Pods (moteurs électriques placés dans des nacelles orientables, ndlr) pour le troisième Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) semble désormais très incertaine. D'un côté, cette option permettrait à DCNS et Converteam de vendre pour la première fois cet équipement innovant. Or, les matériels éprouvés à la mer sont plus faciles, ensuite, à vendre à d'autres clients. Mais, d'un autre côté, la Délégation Générale pour l'Armement (DGA), qui anticipe la commande du 3ème BPC pour soutenir l'activité des chantiers de Saint-Nazaire, veut limiter les coûts au strict nécessaire. Pour la DGA, il n'est pas question de profiter du contrat pour lancer des nouveautés. Quelques mises à jour et adaptations par rapport aux Mistral et Tonnerre, livrés en 2006 et 2007, sont seulement prévues. Les militaires arguent qu'Inovelis est un produit très différent des Pods Mermaid en service sur les deux premiers BPC, ce qui provoquerait une disparité dans les matériels et rendraient plus complexes la fourniture des rechanges et la formation des personnels. Enfin, on craint au ministère de la Défense que les délais de mise au point du nouveau Pod, ne soient pas en phase avec l'objectif du nouveau contrat : Fournir le plus rapidement possible de la charge aux chantiers, dans le cadre du plan de relance de l'économie.
C'est pourquoi Inovelis ne semble pas avoir la faveur de la DGA, qui préfèrerait, par souci de simplification, de planning et de coût, reprendre des Pods Mermaid pour le nouveau BPC. Rolls-Royce commercialise toujours cette gamme de produits. Si le motoriste britannique, initialement allié à Alstom, a rencontré de grosses difficultés avec les Pods de grande puissance (plus de 12 MW), les équipements moins puissants, comme ceux des BPC (7 MW) ne semble en effet poser aucun problème. Jusqu'ici, la Marine nationale s'est montrée parfaitement satisfaite des performances des Mistral et Tonnerre.
D'un coût estimé à 400 millions d'euros, le 3ème BPC doit être notifié le mois prochain par la DGA, ce qui permettra aux chantiers STX France de lancer l'usinage d'ici l'été. La mise en service du bâtiment est prévue en 2012.

Naval Group (ex-DCNS)