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Poissons bleus : Des stocks stables

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Poissons bleus : Des stocks stables

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2018, très bonne année pour les anchois, moyenne pour la sardine dans le golfe de Gascogne. Ce sont les premières tendances qui se dégagent de la nouvelle campagne Pelgas, menée au mois de mai par l’Ifremer.

Anchois, sardines, chinchards et sprats se plaisent dans les eaux du golfe de Gascogne. En témoignent les premiers résultats de la campagne Pelgas 2018, dévoilés ce vendredi, à Lorient, à bord du navire océanographique de l’Ifremer Thalassa : « En termes d’indice d’abondance, 2 018 est une très bonne année pour l’anchois, moyenne pour la sardine. Les stocks sont stables ». Pendant 35 jours, 24 heures sur 24, les scientifiques se sont relayés pour évaluer la biomasse de ces poissons bleus. Outre des mesures physico-chimiques (température ou salinité de l’eau) de leur environnement, ils ont collecté moult données sur ces petits pélagiques mais aussi leur nourriture (plancton) et leurs prédateurs. Une collecte de données qui passe par la pêche. En cela, le Thalassa a été appuyé par deux paires de chalutiers. Cela fait dix-huit ans que la campagne Pelgas est menée. Onze ans que les pêcheurs professionnels y sont associés. Une collaboration qui garantit un constat partagé. D’autant que les résultats de Pelgas, qui seront officiellement et intégralement donnés fin juin à Lisbonne, servent chaque année à l’établissement du total admissible de capture (TAC) de l’anchois dans le golfe de Gascogne.

5000 tonnes autorisées pour les Français

Les principales nouveautés de cette campagne sont la présence accrue des anchois et des sardines sur la vasière du golfe de Gascogne, et notamment dans les eaux de surface. « Les pluies abondantes de l’hiver et du printemps qui ont gonflé les fleuves ont entraîné un important apport d’eau douce et de sels minéraux », expliquent Mathieu Doray et Erwan Duhamel, chercheurs à Ifremer Nantes et Lorient. « Cela a profité au phytoplancton dont se nourrissent ces poissons ». En 2017, l’indice d’abondance établi par l’Ifremer évaluait le stock d’anchois à 120 000 tonnes dans le golfe de Gascogne. Le TAC 2018, partagé entre Espagnols et Français, était de 33 000 tonnes, dont 5 000 pour la seule flottille hexagonale. Elle est composée d’une quinzaine de paires de pélagiques, d’une trentaine de bolincheurs et d’une trentaine d’occasionnels, qui pêchent de juin à octobre selon les métiers. Les premiers résultats de 2018 sont de bon augure pour le TAC 2019. Reste à les coupler avec ceux des campagnes espagnoles (œufs et juvéniles) qui se déroulent jusqu’en octobre.

Un article de la rédaction du Télégramme