Science et Environnement
Polar Pod validé par la commission centrale de sécurité des navires

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Polar Pod validé par la commission centrale de sécurité des navires

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C’est sans doute un des projets scientifiques les plus audacieux et innovants du moment : une station dérivante fonctionnant uniquement avec des énergies renouvelables et qui va effectuer des mesures en continu dans l'un des endroits les moins connus au monde. Le Polar Pod, projet imaginé par Jean-Louis Etienne en collaboration avec le cabinet Ship ST, va, pendant plus de deux ans, se laisser porter par l’immense courant circumpolaire antarctique à une vitesse moyenne de 0.5 nœud. Soutenu par l'Etat, le projet passe à la vitesse supérieure avec sa validation, le 6 février, par la commission centrale de sécurité des navires. Cet aval devrait permettre à Jean-Louis Etienne de rechercher les derniers financements et d'envisager une construction dans l'année.

Polar Pod est une station dérivante autonome montée sur une architecture très particulière inspirée des plateformes pétrolières de type SPAR. En tout, Polar Pod va mesurer 125 mètres de haut pour un tirant d’eau de 75 mètres et un tirant d’air de 40 mètres. Il sera constitué d’un flotteur en acier, d’une nacelle en aluminium et de 260 m² de voilure répartis en deux ailes.  D’un poids en charge de 800 tonnes, son ballast pèse quant à lui 150 tonnes. Pour avancer, la plateforme s’appuiera principalement sur la dérive du courant. Sept personnes pourront embarquer sur le navire, quatre scientifiques et trois marins qui assureront la conduite de la station.

Voir notre reportage complet sur le projet Polar Pod