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Pôle Mer BA : 4 projets retenus au Fonds Unique Interministériel-Régions

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4 projets labellisés par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne Atlantique figurent dans la sélection du 20ème appel à projet du FUI-Régions (co-financement Fonds Unique Interministériel et collectivités territoriales) : Optiroute, Riv-age, Microplastic et Ninaqua. Des projets innovants qui valorisent les nouveaux produits et les services du maritime. 

Inscrits au cœur des domaines d’activités du Pôle Mer, ces 4 projets reflètent à la fois la qualité d’un partenariat collaboratif consolidé, et une activité à forte innovation technologique. Ils font partie des 58 projets sélectionnés au niveau national et qui bénéficieront d’une aide globale de 82,5 M€.

Pour le Pôle Mer, ces résultats satisfaisants soulignent aussi la dynamique des acteurs académiques et industriels, membres du Pôle, autour des projets labellisés, et la cohérence des actions menées en lien avec le contrat de performance du Pôle, notamment dans la mobilisation des fonds publics : « Une preuve supplémentaire que l’économie maritime s’affirme comme l’une des filières d’avenir en plein essor, alors que s’ouvre dans moins de 3 mois la COP 21 à Paris qui devrait placer l’océan au cœur des débats sur l’avenir du climat » se félicite Patrick Poupon, directeur du Pôle Mer Bretagne Atlantique.

La reconnaissance de l’innovation maritime

Optiroute pour mieux guider les navires, Riv-age pour extraire des actifs anti-âges des algues, Microplastic pour lutter contre la pollution plastique en mer et Ninaqua pour des aliments aquacoles sans farines ni huile de poisson : chacun dans son domaine, ces projets œuvrent à optimiser, préserver et valoriser les ressources, les usages et les activités liées à la mer.

Des projets très innovants à fort potentiel de développement économique qui fédèrent 16 entreprises (PME et grands groupes) et 14 laboratoires de recherche dans les filières du transport maritime, de la cosmétique, de l’aquaculture ou de l’agroalimentaire. Optiroute, Riv-age, Microplastic et Ninaqua représentent un coût total de R&D de près de 15 millions d’euros. Ils bénéficieront d’aides du FUI mais également d’un financement important apporté par les collectivités territoriales, et qui complètent l’autofinancement assuré pour les deux tiers par les partenaires des projets.

 « 4 projets du Pôle Mer Bretagne Atlantique dans la short-list du FUI-Régions : c’est une marque de reconnaissance pour tous ces acteurs qui œuvrent dans le sens de l’innovation et de la croissance bleue. C’est aussi la confirmation du potentiel du Pôle, des projets labellisés et de toute une filière d’avenir » Patrick Poupon, directeur du Pôle Mer Bretagne Atlantique.

Le Pôle Mer : facilitateur du financement  des projets de R&D collaboratifs

Le FUI-Régions finance des projets de R&D qui associent grands groupes, PME, des laboratoires de recherche et/ou des centres de formation. L’objectif pour le Pôle Mer est de favoriser ces coopérations de recherche transversales qui boostent l’innovation maritime.

Les projets sélectionnés

Optiroute : mieux circuler en mer

Porteur : HydrOcean, Nantes (44)

Le projet Optiroute se penche sur deux enjeux essentiels du transport maritime : la consommation énergétique et la sécurité des navires. Des enjeux qui touchent à la rentabilité, à la compétitivité et à l’environnement. L’idée est de prendre en compte les facteurs tels que les états de mer et le comportement des navires pour optimiser leur navigation. Optiroute propose de faire évoluer les logiciels de routage pour qu’ils intègrent ces données. Par exemple, il sera possible de définir la route optimale d'un navire en minimisant sa consommation, avec la contrainte d'arriver au point d'arrivée à une heure précise, en tirant partie des effets du vent, tout en évitant des zones pour lesquelles la sécurité peut être critique.

Labellisation : 21/11/2014 (Le projet Optiroute est également labellisé par le pôle EMC2)

Budget global : 2 218 K€

 

Riv-age : des algues anti-âges

Porteur : SIMER, Laboratoires Sciences et Mer, Le Relecq-Kerhuon (29)

L’océan regorge de ressources aux propriétés encore nouvelles. Le projet Riv-age s’intéresse aux algues marines et aux actifs qu’elles contiennent. Des actifs marins anti-âges à la fois anti-oxydants, hydratants, détoxifiants, photoprotecteurs et antimicrobiens. Autant de qualité qui intéressent les marchés de la cosmétique et de la thalassothérapie. Pour pouvoir assurer une production industrielle des algues contenant ces actifs, Riv-age utilise autant les algues naturellement présentes en grande quantité que celles cultivées selon des procédés durables. L’idée est aussi d’adapter ces techniques de culture durable à de nouvelles espèces, et de développer des procédés d’extraction/purification respectueux de l’environnement.

Labellisation : 20/09/2013 (Le projet Riv-age est également labellisé par le pôle Cosmetic Valley)

Budget global : 2 595 K€

 

Microplastic : lutter contre la pollution aux MP

Porteur : Suez Environnement, Paris  (75)

Elles sont minuscules mais représentent l’un des défis majeurs de la pollution des océans. Les microplastiques, ou MP, sont des petites particules de plastique de moins de5 mm qui ne se dégradent pas et s’accumulent dans la mer. Issues de l’industrie, des cosmétiques, de fibres synthétiques ou de plus gros déchets plastiques, les MP ont un impact qui reste encore à mesurer sur les écosystèmes côtiers. C’est justement ce qui intéresse le projet Microplastic : développer des outils pour détecter et quantifier les MP en mer et dans les bassins versants, mais aussi pour en identifier les sources. L’objectif est de mieux comprendre l’origine et le comportement de ces particules, de prévoir leur accumulation et leur impact pour à terme, pouvoir les éliminer au niveau des stations d’épuration.

Labellisation : 26/09/2014 (le projet Microplastic est également labellisé par les pôles Mer Méditerranée et Advancity)

Budget global : 4 561 K€

 

Ninaqua : des aliments aquacoles nouvelle génération

Porteur : Le Gouessant, Lamballe  (22)

En finir avec les farines et les huiles de poisson pour nourrir les fermes aquacoles : c’est le pari du projet Ninaqua porté par les entreprises de la filière aquacole française. Le projet veut proposer de nouvelles matières premières pour les aliments aquacoles, en allant chercher de nouvelles sources végétales, en développant des ingrédients issus de levures, de micro-algues et d’insectes. Le projet Ninaqua vise aussi à mesurer l’impact d’un tel changement d’alimentation sur les truites et les bars, les deux espèces choisies pour tester ce nouveau régime : sur leur performance et leur croissance, sur l’économie de la filière piscicole, et plus largement sur l’environnement.

Labellisation : 28/11/2014 Le projet NINAqua est également labellisé par les pôles Aquimer, Mer Méditarranée, Agri Sud Ouest Innovation, et Hydréos.

Budget global : 5 560 K€

 

Communiqué du Pôle Mer Bretagne Atlantique, 9/09/15

Plus d’informations sur : www.pole-mer-bretagne-atlantique.com