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 Pôle mer Bretagne Atlantique : Trois sociétés récompensées

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Pôle mer Bretagne Atlantique : Trois sociétés récompensées

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Parmi ses 350 adhérents, le Pôle mer Bretagne Atlantique a mis à l'honneur trois entreprises, jeudi à Brest. Dans le monde des ormeaux, des produits corporels à base d'eau de mer et du navire de plaisance autonome.

312 projets ont été labellisés depuis 2005, pour 887 millions d'euros de budget global et 265 M€ de financements publics. C'est dire si la boîte à idée est fournie sur les territoires de la Bretagne et des Pays de la Loire. Parmi ces 312 projets, une centaine a abouti à l'industrialisation et à la commercialisation de produits et services.

Yslab : aussi sous sa marque

À l'honneur jeudi à Brest, la société Yslab créée en 2000, basée à Quimper et spécialisée dans la fabrication de produits de soins et d'hygiènes à base d'eau de mer et de produits marins. Après avoir développé des produits commercialisés sous d'autres marques, Yslab développe aujourd'hui des préparations sous son identité (Ocean bio actif), notamment un étonnant dentifrice aux extraits d'algues. L'eau de mer est puisée à Saint-Guénolé Penmarc'h, source d'innovations infinies.

France Haliotis filière en route

Dans un autre registre, France Haliotis, créée à Plouguerneau (29) en 2004 et membre du Pôle Mer depuis 2006, élève des ormeaux dans leur milieu naturel. Les six employés de la société réussissent à produire autour de six tonnes d'ormeaux par an (comparé aux 40 tonnes fournies par les professionnels, 100 tonnes au début des années 2000). En plus de Plouguerneau, on produit également des ormeaux depuis l'île de Groix. La filière se développe avec quelques éleveurs bretons sur le point de lancer également leur activité. On s'éloigne des ormeaux pour les navires de plaisance à voile et l'ambitieux projet de la société Kara Technology basée à Verrières-en-Anjou (49).

Le voilier autonome de Kara Technology

La start-up s'est attaquée au développement du voilier autonome, après avoir fait ses premières armes autour des tables tactiles connectées de bateau. À l'instar de l'automobile, les ingénieurs travaillent sur une automatisation globale du voilier capable de manoeuvrer, de déployer ses voiles et de naviguer sans intervention humaine. Le 30 juin, le bateau équipé devrait pouvoir sortir des Sables d'Olonne sans intervention humaine. L'équipe espère même aligner son Allure 45 au départ du prochain Vendée Globe (hors course), pour un tour du monde autonome, avec tout de même quelques équipiers présents à bord pour cette première mondiale.

Un article de la rédaction du Télégramme