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Pollution : 500.000 euros de caution pour le Maërsk Barcelona

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Pollution : 500.000 euros de caution pour le Maërsk Barcelona

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Un demi million d’euros. C’est le montant de la caution d’immobilisation fixé par le parquet de Brest. Le Maërsk Barcelona, suspecté de pollution par hydrocarbures, ne pourra reprendre la mer qu’après versement de cette somme. Dérouté mardi soir par les douanes, le porte-conteneurs est bloqué depuis hier matin dans le port Breton. Avant-hier, vers 17 heures, un avion de patrouille maritime avait repéré une énorme risée sur plus de 60 kilomètres. Cette pollution remontait, selon les autorités françaises, jusqu’au sillage du navire. Le Maërsk Barcelona venait d’Italie et se rendait à Anvers lorsqu’il a été repéré, à 160 Km à l’ouest de l’île de Sein. Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, ce navire de 239 mètres de long est actuellement loué à la compagnie monégasque MC Shipping.

Ministre à Brest

En visite express dans le Finistère, la ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a condamné les actes de pollution maritime. « Ce bateau ne repartira que lorsque nous serons certains qu’il répond à toutes les conditions de sécurité » a-t-elle déclaré. Construit il y a 25 ans, le Maërsk Barcelona a été visité par les inspecteurs du Centre de sécurité des navires. Il s’agissait notamment de vérifier le dispositif de séparation des hydrocarbures. Pendant ce temps, l’équipage était entendu par les gendarmes maritime. Selon le journal Libération, « le Maersk Barcelona avait été retenu cinq jours par les autorités portuaires d'Aarhus (Danemark) en avril 2004, pour manquement grave à la législation maritime internationale » . Le capitaine ukrainien recevra une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Brest alors que l’armateur risque une amende d’un million d’euros. Ce dernier, qui se dit prêt à verser la caution, affirme que la pollution n’était pas intentionnelle. La traînée d’hydrocarbures découverte dans le sillage du navire est en tous cas la plus importante jamais enregistrée au large de la Bretagne. Depuis le début de l’année, cinq navires suspectés de pollutions ont été déroutés par les douanes et la Marine nationale.

A.P. Møller - Mærsk Accidents, pollutions