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Pollution en Manche : le Tanio soupçonné, mais pas de fuite détectée

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Pollution en Manche : le Tanio soupçonné, mais pas de fuite détectée

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Depuis deux semaines, plusieurs oiseaux morts présentant des traces d’hydrocarbures sur les pattes et les ailes ont été découverts sur le littoral du Nord Finistère. Les premiers cas ont été signalés le 16 novembre au CROSS sur des plages de l’est du département, à Plougasnou (Saint-Samson et Saint-Jean-du-Doigt). Par la suite, plusieurs dizaines d’oiseaux touchés, morts ou vivants, se sont échoués sur la côte nord bretonne, entre Plouguerneau (Finistère) et le sillon de Talbert (Côtes d’Armor), selon Vigipol, syndicat mixte de protection du littoral breton.

L’alerte donnée auprès du CROSS, les services de l’Etat, le Cedre, Vigipol et la Ligue de protection des oiseaux ont tenté de déterminer la cause de la pollution. La surveillance, qu’elle ait été satellitaire, aérienne, nautique ou terrestre n’a pas permis de détecter des traces de pollution. Néanmoins, les premières analyses de prélèvements sur des oiseaux réalisés par le Cedre ont montré « de grande similarités entre l’hydrocarbure retrouvé sur les oiseaux et le fioul lourd transporté par le pétrolier Tanio ».

Le Tanio a coulé le 7 mars 1980, faisant 8 disparus sur les 39 membres d’équipage. Le pétrolier s’était brisé en deux à 25 milles nautiques au large de l’île de Batz, déversant 10.000 tonnes des 28.600 tonnes qu’il transportait. Seule la partie avant avait été remorquée jusqu’au Havre, tandis que la partie arrière gît par 80 mètres de fond. Des 10.000 tonnes qu’elle contenait, seules 5100 tonnes avaient pu être récupérées.

Pour en avoir le cœur net, le chasseur de mines Pégase, de la Marine nationale, a profité d’une accalmie entre le 21 et le 22 novembre pour ausculter l’épave. Mais il n’a repéré « aucune pollution maritime en surface ni à la verticale ni à proximité de l’épave », selon la préfecture maritime. Des investigations complémentaires doivent être menées. 

« Nous ne sommes pas dans l’hypothèse d’un relargage massif d’hydrocarbures », estime Vigipol. Mais « il convient de rester vigilant ». Vigipol comme la préfecture maritime appellent à signaler rapidement toute trace d’hydrocarbure ou oiseau mazouté.