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Ponant : Le Champlain et Le Dumont d’Urville ont rejoint Saint-Malo
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Ponant : Le Champlain et Le Dumont d’Urville ont rejoint Saint-Malo

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En provenance des Antilles, où ils avaient débarqué leurs derniers passagers, Le Champlain et Le Dumont d’Urville, deux des nouveaux navires d’expédition de Ponant, sont arrivés vendredi 24 avril à Saint-Malo. Comme trois autres unités de la compagnie française, Le Boréal, L’Austral et Le Lyrial, qui se sont réfugiés à Marseille le 16 avril, ils vont rester en France le temps que les croisières puissent reprendre.

9 h 35, vendredi : le Dumont D’Urville quitte le sas donnant sur le bassin Vauban. Le grand navire bleu s’amarre ensuite tribord à quai. Une heure plus tard, c’est au tour du Champlain de faire son entrée dans le bassin malouin. Les navires se positionnent « cul à cul », la proue du Champlain tournée vers le Château.

 

Machine arrière pour le Dumont d’Urville avant de s’amarrer au quai. (Le Télégramme/Philippe Delacotte)

Machine arrière pour le Dumont d’Urville avant de s’amarrer au quai. (Le Télégramme/Philippe Delacotte)

 

Petite équipe à bord

Seuls les agents maritimes et les policiers de la PAF sont autorisés à monter à bord pour la vérification de documents de navigation, des livrets des marins et les autorisations de déplacement. Un arrêté préfectoral dérogatoire encadre les conditions de leur accostage. Il prévoit que tout débarquement de marin est conditionné à la présentation d’une déclaration sanitaire vierge de tout symptôme de Covid-19. Il impose, par ailleurs, à l’armateur de produire un plan de transport précisant les conditions logistiques de retour des membres d’équipage étrangers.

19 marins français sont autorisés à débarquer ; Ponant allant organiser le retour dans leur pays d’une cinquantaine de personnels étrangers : 6 Européens ainsi que 46 Philippins et Mauriciens. Une petite partie de l’équipage restera à bord pour assurer la sécurité des navires et les déplacer en cas de besoin. En tout cas, pas dans l’immédiat. Et personne ne peut avancer de date de départ du fait des incertitudes de la crise du coronavirus, qui a mis à l’arrêt complet l’industrie du tourisme en général et de la croisière en particulier.

Un tiers des escales annulé dans la cité malouine

Ce qui n’est pas sans conséquence pour les compagnies mais aussi pour les ports qui accueillent d’habitude des croisiéristes. Sur les quais, Thomas de la Broise, le commandant de port adjoint, veille avec les lamaneurs au bon amarrage des navires. « 46 escales étaient prévues cette année, indique Jean-Baptiste Rible, directeur général d’Edeis, en charge du port. Un tiers est annulé. On ne peut rien prédire sur la saison. Ce qui fait plaisir, c’est d’accueillir des paquebots. Moins plaisir, qu’il n’y ait pas de passager ».

Une petite vingtaine de curieux est là ce vendredi matin. Attention, pas question de venir à pied admirer les bateaux pour ceux qui habitent à plus d’un kilomètre. La police veillera. Des barrières vont protéger les coupées qui seront relevées la nuit.

Avec la rédaction du Télégramme

 

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