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Ponant : Le Lapérouse refoulé de Nouvelle-Zélande

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Ponant : Le Lapérouse refoulé de Nouvelle-Zélande

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Mauvaise nouvelle pour Ponant, qui devait reprendre dans les jours qui viennent son activité en Nouvelle-Zélande avec l’un de ses navires d’expédition, Le Lapérouse. Mais ce dernier s’est finalement fait refouler par les autorités néo-zélandaises alors qu'il approchait d’Auckland, où son arrivée était prévue le samedi 30 janvier. En cause : l'étonnant refus par la Nouvelle-Zélande d’accorder des visas aux trois quarts de l’équipage (90 personnes en tout), essentiellement les personnels hôteliers, considérés comme des travailleurs « non essentiels ». Le Lapérouse arrivait de Djakarta, où il avait embarqué des employés indonésiens pour sa nouvelle saison néo-zélandaise. « Selon une décision prise par le Département de l'Immigration néo-zélandais le 27 janvier, seul 25% de l'équipage a obtenu un visa pour entrer en Nouvelle-Zélande », confirme la compagnie, qui souligne que l’équipage ne présente aucun problème en lien avec le coronavirus : « Tous les 90 membres de l'équipage ont été placés en quarantaine pendant 27 jours et ont chacun réalisé 4 tests Covid-19, tous négatifs ». C’est en effet peut-être la peur de la pandémie, avec de nouveaux cas détectés récemment en Nouvelle-Zélande, qui a durci la position des autorités, alors même que la compagnie française opère régulièrement dans le pays depuis des années avec des équipages internationaux. Une demande en bonne et due forme avait pourtant été adressée au préalable par Ponant, et acceptée. Mais il semble y avoir eu ensuite des problèmes de procédures administratives au niveau des formalités liées à l’immigration. Au final, il a été reproché à Ponant d’avoir appareillé de Djakarta et fait route vers Auckland avant que les demandes de visas soient validées. Un point de procédure que l’équipe régionale de la compagnie et son agent portuaire local ont dit ne pas connaitre. Quoiqu’il en soit, la Nouvelle-Zélande s’est appuyée sur ce fait pour refuser au Lapérouse d’accoster à Auckland.

Le navire, qui avait déjà réalisé un long voyage depuis l’Indonésie, a été contraint de se replier en Nouvelle-Calédonie, avec des réserves réduites en carburant. Et en plus la nécessité de composer avec la dépression tropicale Lucas, qui sévit actuellement dans la région. Le Lapérouse a finalement pu gagner Nouméa hier afin de refaire le plein de combustible et éventuellement de repartir rapidement au large si la tempête frappe la Nouvelle-Calédonie.

Pour la suite, les échanges se poursuivent entre la compagnie française et les autorités néo-zélandaises afin d’essayer de trouver une solution. Ce qui est d’autant plus compliqué qu’il est maintenant demandé que le personnel « non essentiel », c’est-à-dire en dehors des officiers qui ont obtenu leur visa, soit de nationalité néo-zélandaise. Ce qui obligerait Ponant à recruter des employés locaux et les former, tout en rapatriant ceux qui venaient d’être embauchés.

Le Lapérouse doit normalement débuter son programme néo-zélandais le 8 février dans le cadre d’un affrètement de deux mois au profit du tour opérateur néo-zélandais Wild Earth Travel. Sept croisières sont prévues, avec une jauge limitée à 100 passagers, et uniquement des touristes locaux.

Tête de série des six nouveaux navires d’expédition de la classe Explorer de Ponant, Le Lapérouse, entré en service en 2018, mesure 131 mètres de long et compte 92 cabines. Lorsque la crise sanitaire a éclaté en mars dernier, il se trouvait en Nouvelle-Zélande et, quand l’industrie de la croisière a été contrainte de cesser son activité, le navire avait été rapatrié en Nouvelle-Calédonie.

- Voir notre reportage sur le Lapérouse

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