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Ponant rêve d’un nouveau paquebot France
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Ponant rêve d’un nouveau paquebot France

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Il n’y a pas que l’entrepreneur parisien Didier Spade qui projette de faire construire un nouveau paquebot nommé France. La compagnie marseillaise Ponant y travaille également. Ce projet, connu sous le nom de « Liner », fait partie du vaste plan d’expansion initié par l’armateur suite à sa reprise en 2015 par Artemis, la holding de la famille Pinault. Couvrant la période 2018-2022/23, ce programme porte sur la réalisation de différents navires. Il y a d’abord les six nouvelles unités d’expédition du projet Explorer (131 mètres, 10.000 GT, 92 cabines). Les deux premières (Le Lapérouse et Le Champlain) ont été livrées par les chantiers norvégiens Vard en 2018. Suivent cette année Le Bougainville et Le Dumont d’Urville puis, en 2020, viendront Le Bellot et Le Jacques Cartier. En 2021 ce sera au tour du projet « Icebreaker » de voir le jour, avec le premier paquebot brise-glace de l’industrie de la croisière. Il s’agit du Commandant Charcot, navire polaire de 150 mètres de long, 30.000 GT de jauge et 135 cabines capable de naviguer à travers la banquise en pouvant franchir 2.5 mètres d'épaisseur de glace.

 

 

Voilà pour les projets déjà annoncés et en cours de réalisation. Mais il y en a d’autres, notamment la construction d’un grand voilier de croisière et, parallèlement, la rénovation du trois-mâts Le Ponant, navire fondateur et emblématique de la compagnie, dont le président et co-fondateur, Jean-Emmanuel Sauvée, n'a manifestement pas l'intention de se séparer. Ce navire, qui navigue depuis 1991, teste actuellement un nouveau concept de voile rigide développé avec les Chantiers de l’Atlantique.

Et puis il y a donc le Liner, grâce auquel l'armateur français souhaite se doter d’un navire océanique. Un vaisseau plus grand que tous les bateaux que possède ou déjà commandé Ponant, sans pour autant verser dans le gigantisme en vogue chez les majors de la croisière. Ponant veut conserver son aspect exclusif et haut de gamme, mais s'il a vocation à s'appeler comme son illustre aîné, cela implique un bateau de taille « raisonnable ». En 2016, on évoquait un petit paquebot d’environ 240 mètres, plus de 30.000 GT et 225 cabines. A l’époque, le projet portait sur une version agrandie des quatre Boréal (142 mètres, 122 à 132 cabines) construits par les chantiers italiens Fincantieri et mis en service entre 2010 et 2015. Mais le design a depuis largement évolué, comme en témoigne une maquette exposée dans les bureaux du siège de Ponant à Marseille. Celle d’un bateau nommé Le France, comme l’ancien liner de la Compagnie Générale Transatlantique.

 

Maquette du projet Le France et, au dessus, celle d'un navire de la classe Explorer (© MER ET MARINE)

Maquette du projet Le France et, au dessus, celle d'un navire de la classe Explorer (© MER ET MARINE)

 

Compagnie du Ponant