Croisières et Voyages

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Ponant va lancer deux campagnes de recrutement par an

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Ponant va, dans les trois prochaines années, armer cinq nouveaux navires : les quatre unités d'expédition de type Explorer, dont les deux premières doivent entrer en flotte cette année, et le futur brise-glace du projet Ponant Icebreaker. Pour armer ses navires, la compagnie va devoir massivement recruter. «  Les besoins en recrutement sont de 1100 personnels embarqués d’ici 2021 et près de 60 collaborateurs au siège », précise François Vielfaure, le directeur d’exploitation.

Sur ces chiffres impressionnants, la part des officiers représente une prévision de 91 recrutements, 35 au pont et 56 à la machine (cette dernière catégorie incluant les informaticiens et les ingénieurs Navcom). L’armement n’annonce pas de préférence entre les officiers polyvalents ou monovalents : « les recrutements ne se font pas au brevet même si une majorité d’officiers de 1ère classe est déjà dans l’effectif de nos navires. La sélection s’effectue principalement sur l’expérience et la motivation pour le type de navigation très particulier que nous opérons, comme les expéditions ou les navigations polaires »,  poursuit François Vielfaure.

Pour les postes à responsabilité, comme chef mécanicien ou commandant, « la promotion interne a été anticipée depuis plusieurs années et les officiers qui ont été formés ces dernières années sur les navires de la compagnie vont pouvoir bénéficier de promotions rapides, mais il restera des postes à pourvoir ».

Deux campagnes de recrutement par an

Les recrutements font s’effectuer par vague, à environ trois mois de la livraison de chaque navire, l’équipage devant être à bord trois semaines avant le début de la première croisière. Cela correspond donc à deux campagnes de recrutement par an. « Les recrutement des postes clefs des deux premiers navires sont déjà effectués, mais l’ensemble des équipages pour 2018 n’est pas encore totalement arrêté, il y a encore des postes d’officiers à pourvoir au pont et à la machine ».

En ce qui concerne la nationalité des équipages, Ponant va conserver la proportion actuelle de ses navires, soit 42% de personnels navigant français au total en incluant les personnels hôteliers, dont 90% d’officiers Français à l’ENIM. Les rythmes d’embarquement dépendent de la fonction occupée à bord, les officiers supérieurs sont sur une cadence de deux mois, les officiers subalternes effectuent des embarquements de trois à quatre mois.

Des navires armés au registre Wallis et Futuna

Les futurs navires seront, comme le reste de la flotte, immatriculés au registre Wallis et Futuna. Pour mémoire, ce dernier est basé sur un régime juridique local, lié au statut institutionnel spécifique de l’archipel, le registre de navigation de Wallis et Futuna s’appuyant sur des dispositions de droit du travail datant d’une loi du 10 décembre 1952. Il a été modifié en octobre 2016 pour être en conformité avec la convention MLC. Il comprend notamment l’obligation de contrat écrit comportant des clauses obligatoires (salaire, congés payés, rapatriement, prestations de santé et de sécurité sociale, termes, références aux conventions collectives…), un droit à un congé payé de 3 jours par mois de travail effectif, une durée de repos quotidien obligatoire…Ces évolutions rapprochent désormais le registre wallisien du RIF en termes de droits sociaux des gens de mer. 

 

Compagnie du Ponant