Disp POPIN non abonne!
Vie Portuaire

Fil info

Port d'Anvers : Chiffres record à la mi-2018

Vie Portuaire

Le trafic maritime poursuit sa croissance dans le Port d’Anvers. Après des chiffres record à la mi-2018, le volume total de fret traité par le Port d’Anvers au cours des neuf premiers mois de l’exercice s’élève à 177 026 550 tonnes, en forte augmentation par rapport à la même période de l’année précédente (+ 6 %). Ces résultats placent le Port d’Anvers en excellente position pour enregistrer une année record pour la sixième fois d’affilée. Par ailleurs, la récente vague d’investissements témoigne de l’attractivité d’Anvers qui confirme ainsi son rôle d’acteur majeur au plan mondial.

Le trafic conteneurs poursuit son essor 

Le trafic maritime demeure en hausse. Le trafic conteneurs a de nouveau enregistré une forte croissance, avec une hausse de 7,1 % (98 436 773 tonnes) par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2017. Le volume de conteneurs standard traités a augmenté de 6,8 % pour s’établir à 8 333 523 EVP[1].

Toutes les liaisons maritimes ont progressé, tant à l’importation qu’à l’exportation, à la seule exception des exportations vers l’Amérique centrale qui accusent un léger repli.

C’est dans la principale zone maritime, l’Europe, que le trafic maritime de fret a enregistré la plus forte croissance, à savoir 12,4 %. Le volume de trafic maritime avec l’Amérique du Nord a augmenté de 8,2 %, contre 2,2 % pour l’Asie. Après 8 mois, les importations en provenance de Chine sont plus ou moins stables, les exportations étant pour leur part en baisse (- 6,7 %). Suite à l’interdiction imposée par la Chine aux importations de vieux papiers et de déchets plastiques, les exportations de conteneurs remplis vers la Chine ont reculé, et davantage de conteneurs vides sont exportés.

Jacques Vandermeiren, CEO de l’Autorité Portuaire d’Anvers, a déclaré : « 2018 est d’ores et déjà une année record pour le Port d’Anvers, non seulement en raison du chiffre record que nous pouvons annoncer, mais également en raison de la vague d’investissements enregistrée ces derniers mois. En optant pour le Port d’Anvers, plusieurs acteurs majeurs de l’industrie chimique tels que Borealis, Ineos, Nippon, Sea-Mol ou Oiltanking/AGT ont confirmé et validé notre forte attractivité et notre position de premier pôle chimique européen. On ne soulignera jamais assez l’ampleur de cette vague d’investissements qui avoisine les deux milliards d’euros. Ces investissements contribueront de façon significative à l’avenir durable de notre Port, ainsi qu’à la pérennisation de notre rôle de principal moteur de l’économie belge. »

Marc Van Peel, échevin du Port d’Anvers, a, pour sa part, déclaré : « Une croissance durable n’est possible que si nous veillons à ce que notre Port reste accessible aux personnes et aux marchandises. Nous assumons toutes nos responsabilités à cet égard, en partenariat avec la communauté Portuaire. Ainsi, la récente extension, couronnée de succès, de la ligne de bus fluvialDewaterbus est la représentation parfaite d'une réponse structurelle au défi de la mobilité. Sur le front du transport de fret, nous aspirons à un report modal d’ici à 2030, avec une baisse du transport de marchandises par route et une augmentation du transport par rail et par voies fluviales. »

Breakbulk (marchandises en vrac)

Après une longue période de résultats négatifs, le trafic de marchandises en vrac montre à nouveau des signes de reprise avec à la clé un chiffre légèrement positif.

Le trafic roulier (Ro-Ro) a progressé de 5,6 % pour s’établir à 3 960 845 tonnes. Le nombre de véhicules particuliers traités après neuf mois a augmenté de 4,1 %, tandis que le nombre de poids lourds et autres matériels roulants a augmenté de 2,6 %.

Alors que le vrac classique continue d’afficher des pertes de 6,5 % après 6 mois par rapport à un premier semestre 2017 exceptionnellement solide, une légère hausse a été enregistrée au troisième trimestre. En conséquence, les pertes sur une base annuelle ont été limitées à 2,7 %, en raison de la reprise des importations de fer et d’acier. Si les importations d’acier en provenance de Chine ont enregistré une forte croissance au troisième trimestre, les importations d’acier provenant de Turquie et d’Inde ont pour leur part à nouveau reculé. La forte hausse des importations d’acier en provenance de Chine peut s’expliquer comme une réaction aux « mesures de sauvegarde » assortie de la mise en place de quotas que la Commission européenne a prises en juillet pour protéger le marché européen de la sidérurgie contre une éventuelle « poussée des importations » liée à l’application des taxes de 25 % imposées par les États-Unis.

Les exportations de fer et d’acier ont augmenté de 4,9 % après 9 mois. Le volume de ces exportations vers les États-Unis a progressé de 8 % par rapport à la même période l'an passé. Le volume total de trafic maritime de fer et d’acier a, pour sa part, augmenté de 1,9 % après neuf mois.

Vrac liquide et vrac sec

Le vrac liquide a enregistré une forte croissance — + 5,7 % — pour s’établir à 57 652 877 tonnes. Les importations ont augmenté de 9,1 % et les exportations de 0,5 %, ce qui représente une reprise considérable après une chute de 12,2 % au premier trimestre.

Le volume de trafic maritime de pétrole brut a baissé de 7,1 %, contrairement aux dérivés du pétrole et aux produits chimiques, dont les hausses de respectivement 6 et 10,1 %, ont tiré le secteur du vrac liquide.

De son côté, le volume de vrac sec a augmenté de 1 % en variations annuelles, ce qui s’explique notamment par l’augmentation des volumes d’engrais (+11,2 %), de sable et gravier (+23,9 %) et de charbon (+3,3 %) ; les autres matières premières (minerais, kaolin, céréales et ferraille) sont actuellement en baisse après une certaine volatilité au premier semestre.

Navires de haute mer

Au cours des neuf derniers mois, 10 901 navires de haute mer ont fait escale au Port d’Anvers, soit une hausse de 1,9 %. Le tonnage brut de ces navires a augmenté de 2,3 %, Portant le total à 314 200 283 tonnes.

Communiqué du port d'Anvers