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Porte-avions Charles de Gaulle : Nouveau commandant et IPER en vue

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Porte-avions Charles de Gaulle : Nouveau commandant et IPER en vue

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Le vice-amiral d'escadre Philippe Sautter, commandant la force d'action navale (ALFAN), a fait reconnaître ce matin le capitaine de vaisseau Stéphane Boivin comme nouveau commandant du porte-avions Charles de Gaulle. L'officier succède au CV Denis Béraud qui, après deux ans de commandement du bâtiment, va rejoindre l'Etat-major, à Paris, pour y mener une mission de réflexion sur l'avenir de la marine.
L'arrivée de son successeur coïncide avec le premier grand carénage du Charles de Gaulle. Ancien commandant du patrouilleur la Glorieuse et de la frégate Guépratte, second du Charles de Gaulle entre août 2004 et juillet 2006, le capitaine de vaisseau Boivin était depuis chargé de mission auprès d'ALFAN en vue de préparer l'Indisponibilité pour Entretien et Réparation (IPER) du porte-avions.

Ce chantier majeur entraîne l'indisponibilité du bâtiment jusqu'à fin 2008. Le 31 juillet, le Charles de Gaulle sera mis en cale sèche aux bassins Vauban. Les travaux débuteront ensuite le 1er septembre et mobiliseront un millier de personnes jusqu'en novembre 2008, date de la livraison du navire par DCNS, maître d'oeuvre de l'IPER. L'une des grosses opérations consistera à recharger les deux coeurs nucléaires du porte-avions, qui arrivent en fin de vie après huit ans d'utilisation. Les éléments combustibles irradiés de la première chaufferie seront débarqués en octobre 2007 et ceux de la seconde en janvier 2008. Le rechargement interviendra assez rapidement puisque les éléments combustibles neufs doivent être embarqués en février et avril 2008. Chaque opération, déchargement comme rechargement, prendra un mois et fera l'objet de mesures de sécurité draconiennes. De nouvelles hélices seront également installées. Elles remplaceront celles empruntées au stock de rechange des Clemenceau et qui avaient permis de faire la jonction entre les hélices d'origine, défaillantes, et les nouvelles pièces, commandées en France et aux Etats-Unis suite à la rupture d'une pale en décembre 2000. Enfin, d'importants travaux concerneront les installations aéronautiques, qui seront adaptées à l'arrivée des derniers standards du Rafale Marine et des nouvelles armes, comme l'AASM et le missile nucléaire ASMP-A.
Le coût total de l'IPER est estimé à 230 millions d'euros.

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