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Portraits : Marins sur le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

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Portraits : Marins sur le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc

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C'est aujourd'hui que le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc rentre à Brest, au terme de sa 44ème campagne. Depuis 1964, le navire école de la Marine nationale assure la formation, à la mer, des officiers élèves (OE). Par milliers, ils se sont succédés à bord chaque année, parcourant le monde à la découverte de leur métier et de terres inconnues. Au fil des années, la Jeanne est devenue un bateau mythique. Comme on oublie souvent sa « conserve » , c'est-à-dire le bâtiment qui l'accompagne systématiquement et dont le rôle est essentiel (actuellement la frégate Georges Leygues), quand on parle de la Jeanne d'Arc, on fait rarement mention de son équipage. Car, pour permettre à une grosse centaine d'« OE » d'apprendre sur cette école embarquée, plus de 500 marins assurent au quotidien le fonctionnement et l'entretient du bateau... Des machines aux cuisines en passant par la détection, le service aéro ou encore la buanderie... Il y a là de nombreux jeunes, souvent âgés d'une vingtaine d'années, qui vivent, aux côtés des élèves, une expérience tout aussi unique. Comment sont-ils entrés dans la marine ? Qu'en retirent-t-ils ? Officier-marinier, quartier-maître, matelots... Aujourd'hui, Mer et Marine vous propose d'aller à la rencontre de cinq de ces marins, dont les propos ont été recueillis ces dernières semaines par François Didierjean.

Le Second maître Antoine LOCTIN (© FRANCOIS DIDIERJEAN)
Le Second maître Antoine LOCTIN (© FRANCOIS DIDIERJEAN)

Second maître Antoine LOCTIN (service Flotteur)

Second maître Antoine LOCTIN, mécano à bord de la Jeanne, comprenez la Jeanne d'Arc. Troisième tour du monde à mon actif l'année de mes 21 ans.
Je connais la mer en tant que «voileux» mais guère la Marine, jusqu'au jour où... Terminale S, octobre 2004, Saint Nazaire, je fais les courses avec mon père dans une grande surface. Dans une galerie, face à un stand de la Marine Nationale, je suis harponné par un «sergent recruteur» sous-marinier !!! Je prends de la doc, surfe sur internet et décide d'obtenir de plus amples informations. Début 2005, en sortant d'un entretien complet avec le responsable du bureau militaire, j'apprends que la Marine peut me proposer une formation de mécanicien. Je fêterai en juillet mon succès au bac et ma sélection à un cours de maistrancier ; un été particulièrement sympa !!!

Le 3 septembre je passe chez le coiffeur et le 4 au soir je me retrouve à Brest. Au programme sport, conférences et formation militaires, histoire des conflits maritimes, anglais, sécurité, une véritable rupture avec l'univers scolaire pour les 380 sélectionnés que nous sommes. Rigueur du soldat sans tomber dans le stage commando.

Décembre 2005, je sors classé dans le premier tiers, obtiens sans difficulté l'accord du banquier pour m'acheter une voiture. Deuxième round à Saint Mandrier début janvier 2006 pour six mois de cours mécano ; ambiance plus souple, cours intensifs et contrôles hebdomadaires. Troisième round de quinze jours à Brest consacrés au management. Les notes accumulées lors de ces trois stages me propulsent en tête de classement pour les bateaux de surface et je choisis la Jeanne. Deux raisons majeures : envie de voyager ; Brest, son port d'attache est une ville qui me plaît.

La campagne 2006 - 2007 a été particulièrement formatrice. Humainement, je me retrouve dans un poste de seconds maîtres aguerris alors que je n'ai qu'un an de marine. Professionnellement, j'applique sur le terrain mes cours et réussis un test de culture général qui me permettra avec un peu plus d'ancienneté de passer un brevet de spécialisation (BS). Le tout enrichi d'escales inoubliables et de paysages à couper le souffle.

2007 - 2008, deuxième campagne avec le privilège d'être hors quart. En mer, je travaille de jour mais suis disponible pour toutes interventions H 24 (24 heures / jour). Côté voyages, découverte des Amériques, passage du Cap de Bonne Espérance (Afrique du sud)...

2008 - 2009, troisième campagne. Je me sens nettement plus à l'aise dans le quotidien de mes responsabilités qu'elles soient techniques ou propres à l'encadrement d'une équipe. 2009 pourrait être aussi une nouvelle année charnière ; je suis sélectionnable pour le cours de BS atomicien soit deux ans de formation «haut de gamme».

Evidemment j'ai fait un bilan de ces quatre années comme Militaire, Marin et Mécanicien. Comme Militaire, les valeurs respectées correspondent à mon éthique de vie partagée avec mes collègues. Comme Marin, je constate chaque jour que la mer est riche d'enseignements et de découvertes. Comme Mécanicien, je suis à la pointe des techniques utilisées par tout professionnel civil. Si je me compare à mes amis, mon niveau de vie, mon indépendance ont dépassé mes espérances. Et tout ceci suite à des courses dans une grande surface il y a 5 ans !!!

Le Quartier-maître Benjamin GOUT (© FRANCOIS DIDIERJEAN)
Le Quartier-maître Benjamin GOUT (© FRANCOIS DIDIERJEAN)

Quartier-maître Benjamin GOUT (service Aviation)

Je ne pouvais pas rater l'avant dernier tour du monde de la Jeanne. La Jeanne, ce n'est pas un bateau gris comme les autres, mais une légende qui parcourt depuis prés de 50 ans toutes les mers du globe !!! Je ne suis pas né marin comme le prouve ma carte d'identité militaire. Benjamin GOUT, Neuilly sur Seine, 1985. En plus le département 92, c'était uniquement deux jours car j'ai partagé ma vie entre l'Eure et le Togo. Deux ans à Lomé pour suivre mes parents et à 18 ans pas de projets d'avenir bien définis et pas de diplômes non plus !!! Je voulais une autre vie, un métier pas commun et dès mon retour en France je pousse la porte du bureau militaire de Cherbourg. Une offre précise m'est faite : un contrat de 3 ans renouvelable trois fois pour différentes spécialités dont celle de «matelot pont d'envol». Je me vois déjà sur un porte-avions à faire décoller les Rafale et dis «bingo» !!!

Septembre 2005, je change réellement de vie en me présentant à l'Ecole du Personnel de Pont d'Envol à Hyères. Cinq semaines de formation militaire qui me cadre bien et me conforte comme mes camarades dans mon choix. Résultat, je sors premier. Une semaine de vacances et rebelote pour quatre semaines de spécialité où j'apprends mon métier. Résultat, je sors second et choisis d'embarquer sur la Jeanne qui part en mission le lendemain de mon arrivée. Quelques jours de doute car même si je savais que la vie à bord serait différente de celle en école... je ne m'attendais pas à tant de changements. 600 marins arrivent à vivre, dormir, manger, travailler, s'entendre et représenter notre pays sur moins de 200 mètres de long. J'arrive assez rapidement à trouver ma place et à ne pas me perdre entre tous les ponts.

Cette première mission 2005-2006 a été merveilleuse. Je suis tombé amoureux de l'Amérique du Sud et maîtrise mon job. Avec la flottille d'hélicoptères du bord, le travail ne manque pas et point appréciable je suis bien «noté». A la fin de la seconde mission (2006-2007), toujours autour du monde, on me propose de renouveler mon contrat et de suivre une formation complémentaire. Pas d'hésitation, je signe pour trois nouvelles années et ai la chance de réembarquer sur la Jeanne (2007-2008) avec en fin de mission le grade de quartier-maître. Les escales s'enchaînent, l'expérience aussi et je repars en formation pour utiliser les engins du pont d'envol. Quatrième mission (2008-2009) axée sur l'Océan Indien avec des premières responsabilités d'encadrement d'une équipe de six personnes sous le contrôle de mon chef.

Même si les journées sont bien remplies, j'ai le temps d'apprendre tout ce que je n'ai pas vu lors de mon cursus scolaire. Le challenge de cette année, c'est une formation «avionique, électronique, radar» avec la perspective de travailler sur Falcon ou sur hélicoptères. Quatre embarquements sur tous les océans ce sont des souvenirs en pagaille, des images comme dans les magazines photos mais le contact en plus. Ce sont aussi des exercices militaires où l'on doit respecter ordre et rigueur pour assurer la survie de notre bâtiment. Côté vie privée, j'ai une amie et les billets low cost nous ont permis de nous retrouver cette année à Singapour et prés de Rome.

Déjà quatre années de marine, ce qui fait deux ans de formation et deux ans d'application. Un bilan positif car jamais avec uniquement un BEPC en poche je n'aurai eu de telles opportunités et une telle vie dans le civil.

Le Matelot Abdelhalim SEGHIR (© FRANCOIS DIDIERJEAN)
Le Matelot Abdelhalim SEGHIR (© FRANCOIS DIDIERJEAN)

Matelot Abdelhalim SEGHIR (service Vie Courante)

Le 9 décembre 2008... c'est l'au revoir au crachin de Brest. Je sais dès le début que je ne serai pas de retour avant le 5 mai 2009.
Cinq mois, cinq mois d'aventures et de découvertes qui ont été marquées par des escales mythiques pour tout marin. La Réunion, Djakarta, Singapour, Cochin... la carte du monde me semble maintenant d'une taille plus humaine.
Tout a été à la fois facile et difficile. Facile parce que j'avais un objectif bien précis, difficile par la légère appréhension du monde nouveau qu'est pour moi la mer. Je m'appelle Abdelhalim, Abdelhalim SEGHIR, fort d'une culture marocaine transmise par mon grand-père arrivé en France dans les années 70.

Je vis à Valence, dans la Drôme et cette ville n'est pas exactement un port militaire !!! Indécis sur mon orientation après le bac, je profite d'un forum emploi au lycée pour récupérer quelques infos sur la Marine. Lors de ma première année de fac d'histoire, je craque, ma tête vagabondant plus dans le mode voyage que celui des cours à potasser. Le bureau d'information militaire de Grenoble me donne quelques infos supplémentaires sur les types d'engagement, les évolutions possibles et je décide de partir pour un an... histoire de voir. Valence, c'est le soleil et Brest, même au mois de juin ce n'est pas tout à fait le même climat. Cinq semaines où je vais découvrir un nouveau style de vie, une nouvelle façon de m'habiller, de vivre en communauté et le tout à un rythme intense. L'école, ce n'est ni un pensionnat pour mauvais élève, ni un club de vacances.

Mon objectif, être parmi les premiers pour choisir mon embarquement. Il suffit d'être régulier en tout, discipliné, de savoir m'adapter, m'intéresser. Quelques grands moments dans cette école qui est mixte : la signature de mon contrat après une période de réflexion obligatoire, l'essai de l'uniforme et surtout le jour où l'on nous remet dans l'amphi notre tout premier galon !!! Ce qui a été un peu plus «duraille»... apprendre à marcher au pas, avoir un lit et des affaires au carré !!! Comme dans le groupe je n'étais pas le seul, les rares remarques de nos instructeurs nous ont fait tous bien rire !!!

Second de ma promo, je choisir d'embarquer sur la Jeanne d'Arc direction l'Asie et le Moyen Orient. Aller-retour à la maison et me voici embarqué le 15 juillet au matin heureux mais stressé. Heureux car j'ai réussi mon objectif, stressé parce que la mer se limite à celle où j'ai pris des vacances... la méditerranée. Jusqu'à notre départ et avant d'embarquer les officiers élèves nous avons préparé le bâtiment. Okay... j'ai été malade une ou deux fois, la Jeanne n'est pas toute jeune donc le confort est relatif et nous sommes assez serrés ce qui nous soude aussi !!!

Mon job est de travailler à la blanchisserie où je réceptionne et enregistre les sacs de linge et contrôle avec l'équipe la redistribution. Nos heures de travail sont entrecoupées d'exercices sécurité et autres activités militaires, le bâtiment étant une école flottante. Avec la salle de gym, les vélos, les vidéos sans oublier les escales où nous pouvons débarquer en touristes privilégiés, nous sommes occupés à 100%.
Douze mois que je n'ai pas vu passer du tout et à moi aujourd'hui de me poser la question. J'arrête et reprends des études universitaires, je choisis de devenir officier marinier avec une formation à la clef (j'aimerais travailler sur un pont d'envol type porte hélicoptères ou porte avions) ou j'opte pour un contrat plus court de quatre ans mais moins spécialisé. Un choix certainement plus facile à faire aujourd'hui qu'hier avec tout ce que j'ai pu apprendre sur moi et les autres !!!

Le Matelot Romain MAGNIER (© FRANCOIS DIDIERJEAN)
Le Matelot Romain MAGNIER (© FRANCOIS DIDIERJEAN)

Matelot Romain MAGNIER (service Système Informations et Communication)

Que faire avec un bac en Génie Electronique, une première année de DUT pas totalement terminée, que l'on habite Boulogne sur Mer ? Si à tout ceci, j'ajoute que je suis né dans une famille de marins pêcheurs, que je n'aime pas, mais pas du tout le poisson, on se renseigne tout simplement sur ce que la Marine Nationale peut offrir.
Comme je ne veux pas renouveler l'erreur d'orientation post-baccalauréat, je trouve avec l'aide du bureau conseil militaire deux formations intéressantes. Recalé pour la détection lutte anti sous-marine à cause de ma vue, je suis par contre totalement apte pour les systèmes techniques liés à l'information et à la communication.

Février 2008, je donne mon accord et relance plusieurs fois le conseiller militaire jusqu'au jour où j'ouvre une enveloppe avec le précieux sésame «Romain MAGNIER rejoindra le 19 mai 2008 le Centre d'Instruction Navale de Saint-Mandrier dans le cadre de sa formation militaire initiale».
Je me rends rapidement compte que ces cours ne sont pas «pipo». Les vingt et un élèves que nous sommes ont accepté pour certains de se raser la barbe, pour d'autres de se couper les cheveux et en cinq semaines nous avions tous une bonne connaissance de l'armée en général et de la Marine en particulier. Breveté matelot à l'issu de ce cours, j'enchaîne aussitôt grâce à mon baccalauréat une formation professionnelle de cinq mois entrecoupée d'un mois de vacances.

Mon contrat initial de quatre ans est transformé en un contrat de dix ans avant la fin de ce stage technique. Classé troisième et ayant annoncé que pour moi ce serait la Jeanne d'Arc, j'ai trois jours pour la rallier. Trois jours pour dire au revoir aux parents, préparer mon sac, découvrir la gare de Brest et me présenter à la coupée de ce porte-hélicoptères qui m'apparaît gigantesque. Deux heures après, nous partions en mer !!! Aucune comparaison entre l'école et la mer. L'une est théorique, l'autre est pratique, concrète avec des missions définies. Un mois après avoir tenu en double le poste je suis lâché.
Un bâtiment école c'est une école flottante pour les officiers élèves mais aussi pour le «juste formé» que je suis placé en situation réelle. Chaque jour est différent... autant la mer, que les exercices d'alerte, de tir au canon, de manoeuvre avec d'autres bateaux et l'on apprend sans cesse.

Côté famille et amis, j'utilise le système de mails mis à notre disposition. Je peux leur expliquer ce que je fais, où je suis, ce que je vois et savoir ce qui se passe chez moi. Ces prochaines années sont bien tracées. Rapidement un deuxième galon de quartier maître, donc des responsabilités encore plus intéressantes ; avec le temps et des appréciations positives la possibilité de devenir officier marinier en me spécialisant. Mais le plus grand bonheur sera de fêter mes vingt et un ans quelque part sur une des mers du globe en accompagnant la Jeanne lors de son dernier voyage (2009 - 2010).

Le Matelot Maxime GOBERT (© FRANCOIS DIDIERJEAN)
Le Matelot Maxime GOBERT (© FRANCOIS DIDIERJEAN)

Matelot Maxime GOBERT (service Armes)

L'école «galère», j'ai connu et rester assis toute la journée sur une chaise, ce n'est pas tellement mon trip. Tout a basculé le 6 mars 2006 quand moi, Maxime GOBERT, 20 ans, natif de Tourcoing je me retrouve à Brest pour ma toute première formation militaire. Avant cette date charnière, je passe mon brevet d'études en troisième, fais une première année de seconde générale sans grande motivation et redouble en seconde BEP option «comptabilité». Gros «blème» d'orientation et échec au BEP. Je me renseigne pour devenir photographe mais reprendre dès le CAP avec la forte probabilité de finir comme vendeur d'appareil numérique dans un hyper marché ne me branche pas. Un mois par ci, par là comme intérimaire dans une imprimerie me fait goûter aux joies de la chaîne. Et soudain, le déclic. Un collègue me parle de son frère dans la Marine, les copains trouvent cela bien, les parents aussi et j'ai envie de neuf et de voyage.
Internet me donne un peu plus d'explications sur les carrières possibles, le bureau d'informations militaires les complète. J'ai le choix entre un contrat court de douze mois ou un long de dix ans avec la quasi certitude d'aller sur un bateau. Un an pour se refaire une santé, c'est parfait. Je complète un dossier, le temps passe et au moment où l'imprimerie me propose un contrat, je reçois ce fameux courrier militaire qui fait qu'aujourd'hui je suis indépendant avec plusieurs tours du monde au compteur.

On est donc le 6 mars 2006 et j'apprends à devenir un vrai militaire. Rigueur, apprentissage des ordres et des valeurs de la Marine, marches, remise de l'uniforme. Surprise des amis et fierté des parents qui pensaient que j'abandonnerai en cours de route. J'ai la possibilité d'embarquer sur différents bateaux dont la Jeanne d'ARC. Comme c'est le nom de mon ancien lycée, je dis OK. Fin mai, je participe au grand entretien annuel de ce porte-hélicoptères véritable ville autonome de 600 marins avec son hôpital, son fauteuil de dentiste et sa salle d'opérations. Premières sorties en mer, «même pas» le mal de mer !!!

Ma toute première mission m'a permis de découvrir l'Inde, le Vietnam et surtout Djibouti devenue un point commun avec mon père qui y a fait un long service militaire de deux ans mais dans l'armée de l'Air. Par contre mon travail au service Reprographie ne m'emballe pas particulièrement. Lors du renouvellement annuel de mon contrat en 2007, j'arrive à changer de poste pour le service ARMES qui est nettement plus sportif.
Ma deuxième mission (2007 - 2008) met le cap sur les Amériques. Nouvel an à New York indescriptible, c'est un rêve de gosse, la ville où il fallait aller, où je suis allé. Les Américains et «aines» aiment les uniformes Français !!!

Chaque retour à la maison me laisse une impression bizarre. Que de choses à raconter aux amis et à la famille qui eux n'ont pas bougé de France.
Mon but est maintenant d'obtenir un contrat de quatre ans pour obtenir une qualification Manoeuvrier ou Armes. A moi de jouer, les règles du jeu sont claires.

La Jeanne d'Arc (© FRANCOIS-OLIVIER CORMAN)
La Jeanne d'Arc (© FRANCOIS-OLIVIER CORMAN)

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