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Pour Robin des Bois, le permis pêche n'est pas encore mort

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Pour Robin des Bois, le permis pêche n'est pas encore mort

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Y aura-t-il, ou non, un permis pour les pêcheurs amateurs ? Alors que, le mois dernier, un article de Ouest France indiquait qu'une simple déclaration des pratiquants verrait sans doute le jour, Robin des Bois estime que le projet de permis est loin d'être enterré. L'association environnementale dément « toutes les informations présentées comme définitives sur l'abandon de la mise en place d'un permis pour les usagers de la pêche récréative ou de loisir à partir de bateaux de plaisance ». Selon elle, « Cette rumeur est répandue par des fédérations de plaisanciers après des réunions dont les comptes-rendus manquent d'objectivité ». En avril, la presse régionale avait évoqué un consensus en faveur de la simple déclaration entre les représentants de la pêche professionnelle et amateur, ainsi que les associations écologistes, réunies sous l'égide du Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance. Mais Robin des Bois ne semble pas de cet avis. « L'association Robin des Bois dans le cadre de ces réunions a régulièrement assuré qu'un permis payant et renouvelable analogue à la carte obligatoire pour la pêche en eaux douces était l'une des possibilités d'encadrement de la pêche récréative. Ses modalités et ses barèmes restent à définir. Il pourrait d'une part contribuer à financer un fonds de gestion des eaux littorales visant à réduire les pollutions et à restaurer les milieux vulnérables et d'autre part participer à l'amélioration de la sécurité en mer ».
Opposés au permis, les pêcheurs plaisanciers et leur fédération, la FNPPSF (forte de 20.000 adhérents) revendiquent la « liberté d'accès à la ressource maritime dans le respect profond pour la mer ». Toutefois, pour Robin des Bois, le remplacement du permis par une déclaration de pêche gratuite et sans limite temporelle ne correspond pas à un encadrement de la pêche de plaisance, qui a elle aussi ses excès et ses brebis galleuses. Hubert Guillois, Président de la société Les Embruns, organisatrice du Salon Européen des pêches en Mer et du Salon des Bateaux du pêcheur Plaisancier de Nantes, en est bien conscient. Selon lui, « La lutte contre les excès, le braconnage est fondamentale. Il est inacceptable que certains cherchent, par tous les moyens, à couvrir les frais de leur bateau par une surpêche éhontée ».
Reste maintenant à mettre tout le monde d'accord.