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Poutine limoge la chef de la flotte russe

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Poutine limoge la chef de la flotte russe

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Le patron de la marine a été limogé par Vladimir Poutine. En poste depuis 1997, l’amiral Vladimir Kouroedov avait résisté à la tempête déclenchée par la catastrophe du Koursk mais l’accident du Priz, début août, lui a été fatal. Le président russe a rendu un hommage appuyé à Kouroedov : "Nous savons dans quel état la marine de guerre se trouvait en 1997. Ce n'était pas le meilleur héritage. Les derniers exercices, notamment ceux auxquels j'ai assisté, montrent que la marine de guerre se développe, ce qui est, sans conteste, une partie positive de votre travail", a-t-il dit. Pour succèder à cet homme de plus en plus critiqué, Poutine a choisi l'amiral Vladimir Massorine. Ce dernier était chef d’état major et adjoint du commandant en chef de la marine..

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En confiant ce poste prestigieux à Massorine, le président a rappelé quel intérêt il portait à la flotte russe : "Sans les forces navales il n'est possible de résoudre normalement ni les problèmes de la sécurité nationale de la Russie, ni une partie substantielle de ses problèmes économiques". Lors de sa prise de fonctions, le nouveau commandant des forces navales a quant à lui fixé les objectifs : " Notre flotte doit être présente dans les régions où la puissance navale et le drapeau russe doivent être vus », a expliqué Vladimir Massorine tout en affirmant que le renforcement des déploiements outre mer serait conditionné par une évaluation concrète des réalités. Ces derniers mois, la marine a en tous cas beaucoup fait parler d’elle. Au-delà de l’accident du bathyscaphe, les navires russes ont réalisé de nombreux exercices, notamment un tir de missile balistique et un entraînement aéronaval avec le porte-avions Kuznetsov en Atlantique Nord. Plusieurs programmes de sous-marins et de corvettes ont également été relancés durant l'été.

Moyens de sauvetage à la loupe

Suite à l'accident du Priz, le nouveau chef de la Marine est également revenu sur les moyens techniques de sauvetage dont dispose la flotte. Au cours d’une conférence de presse cette smeaine, Vladimir Massorine a reconnu que la Russie était en retard mais qu’en revanche, la formation des scaphandriers et des sous-mariniers était à niveau avec le reste du monde. La Russie, qui dispose d’accords internationaux en matière de sauvetage annonce la modernisation de six bathyscaphes spécialisés dans les missions de secours. Le premier devrait être opérationnel dans deux ans et les autres dans les cinq années qui suivront.
Ces déclarations faisaient suite à une réunion à Moscou destinée à analyser l’opération de sauvetage de l’AS 28. Cette réunion, qui s’est déroulée la semaine dernière alors que Kouredov était encore commandant en chef et avait pour but de faire l’état des lieux des moyens de recherche et de sauvetage dont dispose la flotte. Après le drame du Koursk (12 août 2000), l’accident du Priz a démontré, une fois de plus, les lacunes dont souffre la marine dans ce domaine. Les commandants des quatre flottes russes ont examiné le niveau de préparation des équipages des différentes escadres (navires de surface et sous-marins) face aux situations d’urgence. Une évaluation complète de l’efficacité des procédures et des matériels de secours, des plongeurs aux avions de sauvetage a été lancée.
Le 4 août dernier, une radio russe, contactée par la famille d’un marin, annonçait que le Priz était coincé par 190 mètres de fond, au large du Kamtchatka. Les opérations de sauvetage dureront trois jours et ce n’est qu’avec l’arrivée du ROV (Remote Operated Vehicule) Scorpio 45 de la Royal Navy que le bathyscaphe et ses 7 occupants pourront être dégagés. L’hélice de l’AS 28 s’était prise dans le câble d’arrimage d’une station d’écoute sous-marine. Câble qui sera sectionné par le robot britannique.

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