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Premier tir de qualification pour le missile de croisière naval français

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Premier tir de qualification pour le missile de croisière naval français

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La Direction Générale de l’Armement a réalisé avec succès, le 1er juillet, le premier tir de qualification du missile de croisière naval français (MdCN/Scalp Naval), dans un environnement représentatif d’une mise en œuvre depuis une frégate. Le tir a été mené au centre DGA Essais de Missiles de Biscarosse, dans les Landes. « Le thème de tir retenu était particulièrement exigeant puisque, outre les objectifs de portée, il a contribué à valider les performances de navigation autonome et de guidage terminal par reconnaissance infrarouge », précise la DGA.

 

 

Tir de qualification réalisé le 1er juillet à Biscarosse (© DGA)

Tir de qualification réalisé le 1er juillet à Biscarosse (© DGA)

 

Tir de qualification réalisé le 1er juillet à Biscarosse (© DGA)

Tir de qualification réalisé le 1er juillet à Biscarosse (© DGA)

 

 

C’est en 2014 que le MdCN sera définitivement qualifié à l’issue d’un tir réalisé sur une frégate multi-missions. Ce ne sera normalement pas sur l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM, mais sur son premier sistership, la Normandie, qui débutera après l’été ses essais en mer. Chaque FREMM pourra embarquer jusqu’à 16 missiles de croisière (stockés dans des lanceurs verticaux Sylver A70 fournis par DCNS), un armement également prévu pour les nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda, dont le premier exemplaire, le Suffren, doit être livré en 2017. On notera que le premier tir complet du missile dans sa configuration sous-marine a été réalisé au largedu centre de l'île du Levant en octobre 2012. 

 

 

Tir de la version sous-marine en octobre 2012 (© DGA)

Tir de la version sous-marine en octobre 2012 (© DGA)

 

Un MdCN juste avant l'impact avec sa cible lors d'un tir d'essai (© DGA)

Un MdCN juste avant l'impact avec sa cible lors d'un tir d'essai (© DGA)

 

 

Conçu par MBDA, le MdCN est dérivé du missile de croisière aéroporté Scalp EG, mis en œuvre notamment par les Rafale embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle. Logiquement appelé à l’origine Scalp Naval, avant que le ministère de la Défense, comme à son habitude, le désigne par un acronyme que seuls les Français comprennent, ce missile est conçu pour atteindre, depuis la mer, des cibles terrestres situées à grande distance.

Long de 6.5 mètres (avec booster) pour un poids de 1.4 tonne, dont 500 kilos de charge militaire, le Scalp Naval peut voler à 800 km/h et atteindre un objectif situé à un millier de kilomètres. Autonome, le missile, qui déploie ses ailes après le lancement, dispose d'une centrale inertielle. Durant la phase de vol, il se recale grâce à un radioaltimètre et un système de positionnement GPS lui permettant d'évoluer à très basse altitude. En phase finale, il se sert d'un autodirecteur infrarouge pour reconnaitre sa cible et la détruire. Idéale pour détruire des installations stratégiques, comme des infrastructures de commandement, cette arme est conçue pour pénétrer des cibles durcies. Elle constitue, pour le bâtiment qui en est doté, une capacité de frappe considérable, et donc un outil très intéressant pour le pouvoir politique. 
En tout 200 Scalp Naval ont été commandés en 2006 par la France, soit 150 pour les FREMM et 50 pour les SNA du type Barracuda. 

 

 

Vue d'un futur SNA du type Barracuda (© DCNS)

Vue d'un futur SNA du type Barracuda (© DCNS)

 

La FREMM Aquitaine avec ses lanceurs, devant la passerelle (© MARINE NATIONALE)

La FREMM Aquitaine avec ses lanceurs, devant la passerelle (© MARINE NATIONALE)

 

Représentation d'un MdCN tiré depuis une FREMM (© MBDA)

Représentation d'un MdCN tiré depuis une FREMM (© MBDA)

 

 

 

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