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Première conversion d'un PSV pour une propulsion ammoniaque

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Première conversion d'un PSV pour une propulsion ammoniaque

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L’armement norvégien Eidesvik Offshore a signé un accord avec le groupe norvégien Equinor (ex-Statoil) pour la modification du Viking Energy. Ce PSV (navire de ravitaillement offshore), de 95 mètres de long pour 20 de large, construit en 2003, et tournant au GNL, va subir des travaux pour être propulsé par de l’ammoniaque. Un système de pile à combustible de 2 MW doit être testé à partir de 2024.

Le Viking Energy navigue depuis sa construction pour Equinor qui veut réduire les émissions de sa chaîne logistique. Le groupe s’est en effet engagé à diminuer les émissions de ses opérations dans l’Oil&Gas en Norvège de 40% d’ici 2030, pour friser le 0% en 2050.

Le nouveau contrat de cinq ans, passé entre Equinor et Eidesvik Offshore, prévoit que le Viking Energy soit intégré dans un programme de recherche et développement. L’enjeu est de développer un système capable de fournir une énergie décarbonée pour alimenter le navire sur de longues distances, l'ammoniaque nécessitant moins d'espace de stockage que l'hydrogène. Les projections prévoient que l’ammoniaque fournisse 60 à 70% des besoins en énergie pendant une période test d’un an. Le navire pourra toujours avoir recours au GNL et des batteries pour l’énergie manquante. A terme, l’ammoniac pourrait couvrir 90% des besoins énergétiques.

Ce programme de recherche réuni NCE Maritime Cleantech, Eidesvik Offshore, Wärtsilä, Prototech et Equinor. C’est Wärtsilä qui s’occupera de la technologie pour fournir la puissance, le stockage de l’ammoniaque et des systèmes de distribution. Prototech livrera la pile à combustible. 23 millions d’euros sont investis dans le Viking Energy pour ce programme autour de l’ammoniaque, dont une partie est financée par l’Union européenne.

En 2003, le Viking Energy a été le premier navire au GNL utilisé dans la flotte d’Equinor, puis le premier équipé d’un système de batteries hybride en 2016. En 2009, un autre supply d’Eidesvik, le Viking Lady, avait embarqué le premier parc de batteries à son bord pour plus de 3000 heures de tests sur le lissage de la consommation produite par ses moteurs thermiques dans le cadre du programme Fellowship mené par le DNV.