Marine Marchande
Première traversée autonome de la mer du Nord

Actualité

Première traversée autonome de la mer du Nord

Marine Marchande

5 kilos d'huitres à l'aller et quelques bières au retour. La cargaison est vraiment symbolique mais la traversée est une première. Seakit, un prototype de 12 mètres développé par des étudiants de la fondation japonaise GEBCO et le britannique Hush Craft, a été affrété par la société belge Blue Line Logistics, spécialisée dans la logistique fluviale, pour une première traversée commerciale autonome de la mer du Nord.

Bénéficiant d'une autorisation des autorités maritimes britanniques et belges, le bateau a appareillé de West Mersen, en Angleterre, pour rallier Ostende en Belgique. Piloté depuis l'Angleterre, il a mis 22 heures pour effectuer son voyage et est arrivé sans encombre dans le port belge. Pour Antoon Van Collie, le patron de Blue Lines Logistics, il s'agissait avant tout de faire une démonstration symbolique. « Dans deux ans, il y aura des bateaux autonomes sur les voies fluviales. Pour le cabotage maritime cela prendra plus de temps, en raison des règlementations à modifier ». 

 

(DROITS RESERVES)

(DROITS RESERVES)

 

Le prototype de Seakit a été pensé avant tout pour des missions de survey. Basé sur la plateforme Hugin développée par Kongsberg, il a été construit pour concourir au Shell Ocean Discovery XPrize qui s'est tenu en fin d'année dernière. Lors de ce dernier, il a rempli les critères du concours qui étaient de cartographier une zone de 250 à 500 km2, avec une profondeur de 2000 à 4000 mètres en 35 heures. Il a été, pour celà, équipé d'une gondole pouvant recevoir un ou plusieurs appareils multifaisceaux. D'une autonomie de 12.000 milles, il dispose d'une propulsion diesel-électrique. Il est contrôlable de n'importe quel point sur le globe, peu importe la distance. Son système de contrôle est basé sur le GPS, des communications satellites, des radars et des images thermiques retransmises en temps réel. 

Il peut désormais passer à sa phase commerciale et l'équipe souhaite l'orienter vers des missions de bateaux-mère de drones sous-marins. Il dispose d'une capacité d'emport de 2.5 tonnes ainsi que d'un système de mise à l'eau et de récupération des engins. 

 

La gondole peut recevoir du matériel de survey (DROITS RESERVES)

La gondole peut recevoir du matériel de survey (DROITS RESERVES)