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Probo Koala : L'Etat ivoirien réclame 750 millions d'euros

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Probo Koala : L'Etat ivoirien réclame 750 millions d'euros

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Après le décès de huit personnes, l’hospitalisation d’un millier d’autres et les 91.000 consultations résultant du déchargement de déchets toxiques, en août, à Abidjan, l’Etat ivoirien réclame des dommages et intérêts à toutes les compagnies qui auraient participé, de près ou de loin, à l’arrivée de la cargaison dans les décharges de la ville. Pas moins de 760 millions d’euros sont réclamés, notamment à Trafigura Beheer, société néerlandaise qui a affrété le Probo Koala, navire suspecté d’être à l’origine de ce désastre sanitaire. Le bateau a été bloqué en Estonie, à Paldiski près de Tallin, par une action de l'organisation Greenpeace, le 25 septembre. Des prélèvements ont été effectués dans ses cales pour déterminer la nature des produits qu’il transportait. Selon l’association française Robin des Bois, qui fait partie de la mission administrative nommée par le gouvernement ivoirien pour enquêter sur l’affaire, l’accueil des autorités estoniennes n’a pas été des plus constructifs : « Les autorités estoniennes ont refusé de répondre aux questions de la mission administrative dirigée par Monsieur Bogui, Président de la Chambre des Comptes de Côte d'Ivoire. Cette absence de disponibilité de la part des plus hautes autorités estoniennes ralentit considérablement l'établissement de l'enquête administrative diligentée par le pays victime. Les représentants de la mission ivoirienne espèrent qu'un meilleur accueil leur sera réservé par les Pays-Bas, l'Union Européenne à Bruxelles et les autres instances qu'ils sont appelés à consulter dans les semaines et jours prochains ». Robin des Bois rappelle que « l'Estonie a accueilli régulièrement le Probo Koala notamment dans le port de Paldiski entre le 9 et le 13 juillet 2006, après Amsterdam et avant Abidjan », alors que « l'Estonie est un pays européen signataire de la convention MARPOL, de la convention de Bâle, du Mémorandum de Paris sur l'inspection des navires dans les états des ports, et assujetti à la directive européenne sur les installations de réception portuaires pour les déchets d'exploitation des navires et les résidus de cargaison. Ces quatre instruments de droit international sont susceptibles d'avoir interféré dans la gestion des déchets du Probo Koala ».

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