Marine Marchande
Procès de l'Erika : Lourdes condamnations et atteinte à l'environnement reconnue

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Procès de l'Erika : Lourdes condamnations et atteinte à l'environnement reconnue

Marine Marchande

Quatre responsables, huit ans après les faits. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, hier, son jugement dans l'affaire du naufrage du pétrolier maltais. En sombrant, le 12 décembre 1999 au large de la Bretagne, l'Erika avait provoqué une vaste marée noire touchant 400 kilomètres de côtes. Et, après sept mois de délibéré, sur quinze prévenus, le tribunal n'a condamné que quatre personnes morales et physiques. Parmi elles, Total et la société de classification italienne Rina, qui devront payer, chacune, 375.000 euros d'amende pour pollution maritime. Toutes deux ont, en revanche, été relaxées du chef d'inculpation de mise en danger de la vie d'autrui. On notera également que le groupe pétrolier français n'est pas condamné en tant qu'affréteur de l'Erika. En effet, sa filiale Transport, responsable de cette activité, a été relaxée. Total SA a, en fait, été jugé coupable concernant le vetting - processus par lequel une société pétrolière détermine si un navire peut être utilisé à l'affrètement pour ses besoins. Selon le juge, le groupe ne pouvait donc ignorer l'état et l'histoire du navire. « Après coup on peut toujours dire qu'on devait savoir mais, en réalité, on ne pouvait pas savoir parce que c'était un vice qui affectait les structures. La corrosion des structures est la conséquence de mauvais travaux qui ont été faits, d'après ce que dit le tribunal, et ça, on ne pouvait pas le deviner », a martelé hier maître Daniel Soulez-Larivière, l'un des avocats du géant pétrolier. Ce dernier, dans un communiqué, « regrette la décision du tribunal correctionnel de Paris le condamnant à titre pénal et civil pour délit de pollution, d'autant que le tribunal reconnaît

Pollution en mer et accidents