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Projet franco-espagnol pour lutter contre les échouages de cétacés

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Projet franco-espagnol pour lutter contre les échouages de cétacés

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La France et l’Espagne ont annoncé, cette semaine, qu’elles lançaient un projet pour mener conjointement des travaux scientifiques et échanger sur les futures mesures européennes pour mieux prévenir et réduire les échouages de mammifères marins sur les côtes du golfe de Gascogne et de la péninsule ibérique. Ce programme, baptisé Cetambicion, qui associe également le Portugal s’étendra sur deux ans, jusqu’en 2022.

Ce projet a pour ambition de partager les travaux scientifiques et les innovations afin de mieux estimer les captures accidentelles de cétacés. Il s’agit, en même temps, de réfléchir aux mesures techniques pour limiter ces interactions. Financé par l’Union européenne, il implique 14 partenaires français, espagnols et portugais : ministères, organismes publics de recherches et de conservation, professionnels et ONG.

Cetambicion répond à l’un des sept engagements pris par l’Etat, des pêcheurs et des scientifiques pour lutter contre ces captures accidentelles. Les six autres engagements sont de rendre obligatoire les déclarations de l’ensemble des captures accidentelles (depuis janvier 2019) ; relever les échouages, publier les données sur le site du ministère de la Mer et rendre compte de l’avancée des actions (depuis fin 2020) ; équiper tous les chalutiers en interaction avec les cétacés en dispositifs répulsifs acoustiques (87 bateaux) et poursuivre le développement de solutions techniques (depuis le début d’année) ; mettre en place des programmes d’observation aérienne (depuis cet hiver) ; tester l’embarquement des caméras à bord sur les fileyeurs du golfe de Gascogne à des fins de connaissances scientifiques (20 navires volontaires concernés) ; et, enfin, de mener une campagne d’observation volontaire des pêches à bord des chalutiers et des fileyeurs (fin avril).

Le 9 février, l’observatoire Pelagis, engagé dans une campagne de recensement par observation aérienne en Manche et Atlantique, notait que les mortalités de dauphins en lien avec la pêche sont toujours aussi intenses sur la façade Atlantique. Entre cette date et le 1er janvier 2021, ce sont 450 petits cétacés qui s’étaient échoués sur la façade Atlantique, dont 90% de dauphins communs. « A date équivalente, le premier mois de 2021 représente des effectifs presque deux fois supérieur à 2020, évidemment ça ne peut présager des effectifs totaux sur l’hiver complet mais aucun signe de diminution de ces mortalités n’est pour l’heure observée », relevait Pelagis.

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