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Quand la flotte chinoise provoque sa rivale japonaise

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Quand la flotte chinoise provoque sa rivale japonaise

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C’est une provocation de plus à l’encontre du Japon. Après la découverte en novembre d’un sous-marin nucléaire dans les eaux territoriales japonaises, cette fois-ci, c’est la flotte de surface chinoise qui fait parler d’elle. Cinq bâtiments ont été localisés à proximité du champ gazier de Chunxiao, en mer de Chine, une zone âprement disputée par les deux pays. Le 14 juillet dernier, Tokyo avait provoqué la colère du gouvernement chinois en accordant, pour la première fois, un droit de prospection à l'une de ses compagnies pétrolières dans ce gisement gazier. Cet espace, situé près d’Okinawa, abriterait pas moins de 200 milliards de m3 de gaz naturel. Le Japon revendique sa souveraineté sur ce gisement et considère que sa zone économique exclusive s’étend jusqu’à 450 km à l’ouest d’Okinawa. Une ligne de démarcation que ne reconnaît pas Pékin qui réclame un contrôle des eaux, pratiquement jusqu’à l’archipel.
La présence des bâtiments chinois est donc révélatrice du climat glacial qui s’est installé entre les deux pays. Ce week-end, les Japonais sont d’ailleurs appelés aux urnes. Des élections législatives au cœur desquelles la crise diplomatique entre les deux géants asiatiques trouve une large place.

Le chat et la souris

L’escadre chinoise a été repérée par un avion de patrouille maritime nippon. Elle se compose d’un destroyer lance-missiles de classe Sovremennyy, deux frégates lance-missiles, un pétrolier ravitailleur et un navire espion.
Longtemps cantonnée à un rôle de flotte côtière, la marine chinoise bénéficie depuis quelques années d’un accroissement considérable de son potentiel. Elle aligne aujourd’hui 70 sous-marins, et plus de 60 destroyers et frégates. Néanmoins, la flotte japonaise dispose toujours de l’avantage avec des navires généralement plus sophistiqués, plus grands et plus puissants. Elle aligne une quinzaine de sous-marins et une soixantaine de destroyers et frégates, dont les Kongo (version agrandie des Arleigh Burke américains, dotés du système AEGIS). Tokyo prévoit également la construction de plusieurs porte-hélicoptères.
Reste que la marine chinoise se développe d’année en année, au rythme d’une rivalité séculaire ravivée par les ambitions géopolitiques et la course aux ressources énergétiques.

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