Pêche
Quand la marine incorpore les chalutiers arraisonnés

Reportage

Quand la marine incorpore les chalutiers arraisonnés

La justice vient de confisquer l'Apache. L'ancien palangrier, pris en flagrant délit de pêche illicite au large des Kerguelen, est le deuxième braconnier réarmé par la marine. L'Etat déploie les grand moyens pour faire cesser le pillage.
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La France semble avoir trouvé une excellente manière d’en finir avec le pillage des ressources dans les Terres australes et antarctiques (TAAF). Cette politique tient en deux points. Tout d’abord le renforcement de la surveillance de la zone économique exclusive (ZEE) par des moyens modernes et ensuite la dissuasion par des amendes salées. Les sanctions peuvent atteindre 152.000 euros d’amende, auxquelles s’ajoutent 76.225 euros par tonne pêchée au-delà d’une cargaison de 2000 Kg. La France se réserve également le droit de confisquer les navires, ce dont elle ne se prive pas, appuyée par les tribunaux. Cette mesure devient de plus en plus contraignante avec l’emploi, par certains armements pratiquant la pêche illicite, de navires récents et donc coûteux. C’est ainsi que le palangrier Apache vient d’intégrer la flotte française et devient Le Malin, un bâtiment de soutien destiné aux plongeurs de Toulon. Ce bateau de pêche battant pavillon du Honduras avait été arraisonné par le patrouilleur austral Albatros le 25 juin 2004 au large des îles Kerguelen. Un an plus tard, la justice a confirmé en appel la confiscation au profit de l'Etat de ce bateau moderne. Long de 50 mètres pour un déplacement de 1000 tonnes, il sera armé par 18 marins et portera le numéro de coque A 616.

Le cas du patrouilleur

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