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Que deviennent les RHM Tenace et Malabar ?

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Que deviennent les RHM Tenace et Malabar ?

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L’arrivée à Brest de leurs successeurs, les bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) Rhône et Garonne, a quelque peu masqué la fin de vie des vieux remorqueurs de haute mer (RHM) de la Marine nationale. Ils sont maintenant désarmés, le Malabar ayant été retiré du service en 2016 et le Tenace en 2018. Les deux vieilles coques, conservées en rade abri de Brest, ont été condamnées et vont faire l’objet d’un appel d’offres pour leur déconstruction.

 

Le Tenace accueillant le Rhône à Brest en avril 2018 (© MARINE NATIONALE)

Le Tenace accueillant le Rhône à Brest en avril 2018 (© MARINE NATIONALE)

Le Tenace (© MICHEL FLOCH)

Le Tenace (© MICHEL FLOCH)

 

Construits à Hambourg, en Allemagne, et mis en service en novembre 1973 et février 1976, le Tenace et le Malabar (ce dernier avait été initialement nommé Appliqué) mesurent 51 mètres de long pour 11.5 mètres de large et affichaient un déplacement de 1440 tonnes en charge. Armés par une trentaine de marins, ils étaient équipés de deux moteurs diesels MaK d’une puissance totale de 4600 cv, avec un propulseur en tuyère orientable. Leur capacité de traction était de 60 tonnes.

Capables d’atteindre un peu plus de 13 nœuds, les RHM  avaient une autonomie importante, de 9500 milles, avec la possibilité théorique d’opérer jusqu’à 40 jours sans ravitaillement. Leur coque, renforcée pour la navigation dans les glaces, leur permettait d’évoluer en zones polaires et explique notamment qu'ils ont été mobilisés par le passé pour des missions « Grand Nord ».

 

Le Tenace lors d'une mission Grand Nord (© MARINE NATIONALE)

Le Tenace lors d'une mission Grand Nord (© MARINE NATIONALE)

Le Malabar à Brest (© VINCENT GROIZELEAU)

Le Malabar à Brest (© VINCENT GROIZELEAU)

 

Conçus pour assister en cas d’avarie les grands bâtiments de la marine, unités de surface ou sous-marins, les RHM disposaient de moyens de lutte contre les incendies, les voies d’eau et les pollutions maritimes.

Un troisième remorqueur du même type, le Centaure, qui avait été construit à La Rochelle en 1974 et avait la réputation dans la marine d’être le moins réussi des trois. Il a été vendu en 1999 à la Turquie. Renommé Degirmendere, il a connu en décembre 2013 un grave accident dans l’arsenal Alaybey, à Izmir. A l’issue d’une période de maintenance sur un dock flottant, le bâtiment a chaviré au moment de sa remise à l’eau. Un accident qui a fait 10 morts et 17 blessés.

 

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