Construction Navale
Queen Mary 2 : L'affaire de la passerelle sera rejugée à Rennes

Actualité

Queen Mary 2 : L'affaire de la passerelle sera rejugée à Rennes

Construction Navale

Plusieurs appels ont été formés suite au jugement du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire dans l'affaire de l'effondrement de la passerelle du Queen Mary 2. Le 11 février, les Chantiers de l'Atlantique et Endel, constructeur de la structure, avaient été condamnés à payer 177.500 euros d'amende et à verser 9.5 millions d'euros de dommages et intérêts à plus de 100 parties civiles. Les 8 salariés des deux entreprises, poursuivis pour « homicides et blessures involontaires », avaient quant à eux été relaxés. Mercredi, le procureur de Saint-Nazaire a annoncé son intention de faire appel du jugement. Lors du procès, le parquet avait, en effet, réclamé 307.500 euros d'amende à l'encontre de chacune des deux sociétés et jusqu'à 3 ans de prison avec sursis pour leurs employés.
Dans la foulée, Endel, filiale du groupe Suez, a décidé de faire appel de sa condamnation au pénal (la peine d'amende). Il en va de même pour Chantiers de l'Atlantique, entité juridique dépendant du groupe Alstom, qui conteste aussi les dispositions civiles du jugement, c'est-à-dire les dommages et intérêts. Les compagnies d'assurance des deux entreprises ont également formé appel.
Enfin, plusieurs parties civiles souhaitent voir l'affaire rejugée. A l'énoncé du verdict, le 11 février, les victimes et leurs proches n'avaient, en effet, pas caché leur colère, réclamant des peines plus sévères.
Parents, enfants, amis... Le drame de la passerelle a endeuillé une cinquantaine de familles. L'effondrement de l'ouvrage donnant accès au paquebot, le 15 novembre 2003, a fait 16 morts et 29 blessés.
L'affaire sera rejugée par la Cour d'appel de Rennes dans un délai maximum de trois ans.

Pollution en mer et accidents