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Queen Mary 2 : Nouvelles mises en examen dans l'accident de la passerelle

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Queen Mary 2 : Nouvelles mises en examen dans l'accident de la passerelle

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Le 15 novembre 2003, 15 personnes trouvaient la mort à Saint-Nazaire, dans l’effondrement d’une passerelle d’accès au paquebot Queen Mary 2. Près de deux ans après le drame, un salarié des Chantiers de l’Atlantique et quatre employés de la société Endel (qui avait installé la passerelle) ont été mis en examen. C’est ce qu’a révélé hier Ouest France. Selon le quotidien régional, le juge d’instruction Benoît Lhuisset a notifié les poursuites à la fin du mois de juillet, juste avant de prendre un nouveau poste à Saint Pierre et Miquelon. C’est la première fois que des personnes physiques sont mises en examen dans cette affaire. Jusqu’ici, seules les entreprises faisaient l’objet de poursuites.
Les employés d’Endel mis en examen sont le responsable nazairien de l’entreprise, le concepteur de la passerelle, un chef d’équipe et un salarié. Du côté d’Alstom, un cadre serait visé, selon Ouest France. Le président de l’association des victimes s’est déclaré satisfait : «Malgré une impression de lenteur, la justice fait son travail. Nous souhaitons maintenant l’ouverture d’un procès, le plus rapidement possible », a expliqué Yves Violette, en souhaitant que ce rebondissement permette enfin de déterminer les responsabilités. Outre les 15 morts, l’accident avait également fait 29 blessés. Les victimes, en majorité des familles d’employés des chantiers, venaient visiter le plus grand paquebot du monde, un mois avant sa livraison. L’enquête technique menée après la catastrophe avait démontré que la passerelle montée par Endel n’était pas conçue pour supporter des charges importantes.

Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France)