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Quelles opportunités pour Naval Group en Amérique latine ?
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Quelles opportunités pour Naval Group en Amérique latine ?

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Pour DCNS, qui a changé de nom la semaine dernière et s’appelle désormais Naval Group, l’Amérique latine est une importante terre de conquête. « Globalement, sur ce continent, la plupart des marines ont d’importants besoins de renouvellement, qu’il s’agisse de bâtiments de surface ou dans le domaine des sous-marins, pour lequel les unités en service datent des années 70/80. Des projets de remplacement commencent logiquement à voir le jour et, même si un certain nombre de pays rencontrent des difficultés économiques, le marché commence à bien se dynamiser », explique Olivier Michel, directeur commercial de Naval Group pour l’Amérique latine, rencontré à Rio de Janeiro en avril à l’occasion de LAAD, le plus grand salon de défense du continent sud-américain.

 

Sous-marin péruvien du type 209 (© : US NAVY)

Sous-marin péruvien du type 209 (© : US NAVY) 

 

Chili, Pérou, Colombie, Venezuela et Equateur ont en particulier entrepris une ultime modernisation de leurs actuels sous-marins et, dans les trois prochaines années, la plupart de ces différents pays devraient installer les commissions d’évaluation chargées des programmes de remplacement, avec pour objectif de disposer de nouvelles unités à la fin de la prochaine décennie. Les choses devraient aller encore plus vite pour les bâtiments de surface, avec d’importants besoins dans le domaine des frégates, corvettes, patrouilleurs, unités amphibies et logistiques.

 

FPSO exploité dans les champs pétrolifères brésiliens (© : PETROBRAS)

FPSO exploité dans les champs pétrolifères brésiliens (© : PETROBRAS) 

 

Un continent qui se tourne vers la mer

Ces projets répondent non seulement au renouvellement logique de flottes vieillissantes, mais aussi, estime Olivier Michel, à des tendances plus stratégiques : « Les pays d’Amérique latine affichent de plus en plus leur volonté de se tourner vers la mer. Il s’agit en particulier de lutter contre les trafics et, bien entendu, de protéger leurs ressources pétrolifères mais aussi halieutiques. La pêche illégale constitue un enjeu extrêmement important pour plusieurs pays, car la perte économique liée au pillage par des flottilles étrangères travaillant avec des bateaux usines positionnés dans les eaux internationales se chiffrent en centaines de millions d’euros chaque année ».  Il y a également pour certains pays de la région la nécessité de disposer d’une capacité navale apte à opérer autour de l’Antarctique, où le Chili, l’Argentine, l’Uruguay et le Brésil ont implanté différentes bases visant à assurer leur présence dans cette zone stratégique soumise à de fortes convoitises malgré son statut de continent consacré à la paix et à la science.

 

Bateau chinois pêchant illégalement dans les eaux chiliennes (© : MER ET MARINE - KEVIN IZORCE)

Bateau chinois pêchant illégalement dans les eaux chiliennes (© : MER ET MARINE - KEVIN IZORCE) 

Base argentine sur la péninsule antarctique (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Base argentine sur la péninsule antarctique (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU) 

 

Alors qu’il existe toujours quelqu

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