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Querqueville : La BD s'invite à l'école des Fourriers

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A l'occasion de la sortie du huitième tome de la série de bande dessinée TRAMP, intitulé « La sale guerre - cycle asiatique», l'école des fourriers de Querqueville, près de Cherbourg, propose au public jeudi et vendredi deux animations consacrées à cette série. Une exposition, regroupant 100 tableaux, sera organisée autours de trois items : le Liberty Ship, l'Afrique, l'Indochine. Dans le même temps, un bureau de poste temporaire sera ouvert et offrira aux visiteurs la possibilité d'oblitérer les plis présentés, au moyen d'un timbre à date spécialement confectionné pour cette occasion. Par ailleurs, Patrick Jusseaume, le dessinateur de la série, rencontrera le personnel de l'école, avant de procéder vendredi après-midi à une séance de dédicace à la librairie cherbourgeoise « Champ libre », spécialisée en BD.
L'exposition et le bureau postal se tiendront au Foyer de l'école des Fourriers de Querqueville, jeudi 14 février de 14H à 17H30 et vendredi 15 février de 8H à 11H. Instituée par la marine, l'Ecole des fourriers est désormais interarmées et accueille chaque année plus de 3 300 élèves, dont 800 pour la marine, 1650 pour l'armée de terre, 700 pour l'armée de l'Air et 170 pour la gendarmerie.

TRAMP : découvrir le monde maritime de l'intérieur

Le terme TRAMP en anglais désigne le vagabond, le clochard errant par monts et par vaux, sans destination fixe. En marine, le terme désigne par extension, le navire qui va de port en port charger ou décharger ses marchandises, aux ordres de son armateur, bien loin des lignes régulières, un peu au petit bonheur la chance. Sur une idée de Jean-Charles Kraehn, le scénario propose de découvrir un monde maritime décrit de l'intérieur. Des affaires d'hommes quand il s'agit de l'armateur prêt à tout, même à faire couler son bateau pour toucher la prime d'assurance, de la vie à bord avec un commandant sans pitié et compassion avec son équipage, son mousse ou les kroumen chargés d'arrimer les billes de bois dans les cales. Le troisième épisode confronte le lecteur avec la France coloniale qui voit poindre la fin de son empire. Les guerres d'indépendance naissent sous ses yeux, dans la colonie de l'Indochine avec le cynisme des administrateurs coloniaux ou des fonctionnaires ne pensant qu'à faire de la piastre. Et à chaque fois, le héros, Yann Calec, va devoir affronter outre les événements de la vie quotidienne du marin, les conflits ethno politico économique que le scénariste prend un malin plaisir à inventer dans un texte soutenu et crédible, appuyé par le dessin clair et précis de Patrick Jusseaume.