Marine Marchande
Qu’est devenu l'ancien navire océanographique Jean Charcot ?

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Qu’est devenu l'ancien navire océanographique Jean Charcot ?

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Le CNEXO – Centre National d’Exploitation des Océans – devenu Ifremer en 1984 confie la gestion de la maintenance de ses navires et de ses équipages à l’armement Genavir depuis 1976, date de sa création. Genavir a de ce fait eu la gestion du Jean Charcot, un navire océanographique de 2141 tonneaux de jauge brute construit par les ACH – Ateliers et Chantiers du Havre – et mis en service en 1965.

Aussitôt affecté pour des missions océanographiques et halieutiques autour du monde, il est aujourd’hui chargé d’une autre mission. Long de 74,50 mètres, large de 14,12 pour un tirant d’eau de 4,70 mètres, il possède des emménagements pour 63 personnes – 34 pour l’équipage et 29 scientifiques – et est doté de 2 laboratoires : 1 de 45 m2 à bâbord et un de 52 m2 à tribord. Navire à propulsion diesel-électrique, il est désormais équipé de trois diesel-alternateurs MAN développant un total de 2650 Kw. Cette puissance alimente ensuite 2 moteurs électriques Schottel de 845 Kw chacun pour la propulsion, puis de deux autres de 307 Kw pour une navigation à vitesse lente. Un propulseur d’étrave de 220 Kw et un propulseur arrière transversal de même puissance l’assistent lors de ses manœuvres portuaires ou en mission sous positionnement dynamique. Sa vitesse maximale atteint 11,2 nœuds pour une consommation quotidienne de 11 tonnes.

Vendu par l’Ifremer en 1989 à la société LD Can – association entre LD et Canocean – qui souhaite l’utiliser pour des travaux de cartographie sous-marine en vue d’installations off-shore, le Jean Charcot fut cédé quelques années plus tard à l’armement Hays Ships Ltd basé à Leith. Sous pavillon écossais, il a opéré plusieurs années dans les eaux européennes pour assurer des missions de surveillance des pêches. Depuis 2012, il appartient à la compagnie brésilienne Sao Miguel Navegacao et assure des missions diverses au large de la côte Est de l’Amérique du Sud. Mais depuis juin 2015, le Jean Charcot – qui porte toujours son nom d’origine après 54 ans – est à quai à Rio de Janeiro sans être déclaré désarmé.    

Texte et photo : Marc OTTINI

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