Marine Marchande
Qu’est devenu le CGM La Pérouse ?

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Qu’est devenu le CGM La Pérouse ?

Marine Marchande

En 1986, la Compagnie Générale Maritime passait commande d’un navire unique auprès des chantiers sud-coréens Samsung H.I de Geoje Island. Nous assistions d’ailleurs à cette époque au début d’une ère nouvelle, celle de la montée en puissance de la construction navale sud coréenne. En 1988, la CGM prenait possession du CGM La Pérouse, un porte-conteneurs de 45213 tonnes de port en lourd long de 228,85 mètres, large de 32,30 et d’un tirant d’eau de 12,40 mètres. Nul doute que l’armement avait opté pour de vastes et luxueux emménagements au sein d’un imposant château surmonté par deux cheminées latérales pour satisfaire au confort de l’équipage.

Destiné à la desserte de l’Australie et de la Nouvelle Zélande au départ de l’Europe du Nord, le CGM La Pérouse allait vite être affrété par CMA sous le nom de La Fontaine, puis Ville de La Fontaine avant de reprendre son vocable d’origine. Mais dix ans après sa mise en service, le CGM La Pérouse – qui n’entrait plus dans les plans de la nouvelle CMA CGM – troquait son pavillon tricolore pour devenir le libérien Cap Verde au sein de l’armement allemand Hambürg Süd. Equipé de deux grues de 40 tonnes quelques années après sa mise en service, il allait desservir l’Amérique du Sud. Deux ans plus tard, il devenait le Sea Cheetah durant huit mois avant d’être mis en vente de nouveau.

C’est alors que l’armement italo-suisse Mediterranean Shipping Company s’en portait acquéreur et le rebaptisait MSC Maria Laura et, depuis cette date, il est placé sur différents services de MSC et se montre particulièrement flexible d’utilisation. L’une des grues -celle de l’avant- a été démontée et il offre aujourd’hui une capacité de 2750 Evp – 2236 à 14 tonnes – dont 150 «reefers». Il possède six cales fermées par 34 panneaux du type «pontons». Côté propulsion, celle-ci est assurée par un Hyundai-Sulzer à 2 temps de 7 cylindres – 7 RTA 84C – développant 20963 Kw (28500 Bhp) lui permettant de filer à 20,5 nœuds. Armé par un équipage de 18 personnes, le MSC Maria Laura travaille actuellement entre le sous-continent indien et le Golfe Persique. 

Texte et photo: Marc Ottini

(© : MARC OTTINI)

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